Avec beaucoup de tristesse, nous avons appris, par sa famille, hier mardi 24 novembre 2009, le décès de François Laarman. Il venait d’avoir 70 ans. Une maladie douloureuse l’a emporté.
Pour nous, François était avant tout le fondateur de Contribuables Associés. C’est lui, et lui seul, qui en avait eu l’idée, sur le modèle d’une organisation américaine qu’il avait rencontrée à Washington au début des années 80 (National Taxpayers Union). C’est lui qui l’a mené jusqu’à son accomplissement.
Entre 1985 et 1990 (nos statuts ont été déposés à la Préfecture de police de Paris le 7 février 1990), François élabora en détail le projet de notre association et s’efforça de rassembler autour de lui quelques amis qui constituèrent avec lui le premier « bureau ».
Il y avait Bernard Legrand, compagnon de route à l’Institut La Boétie de François (qui y était chargé de mission, et à ce titre, auteur de nombreuses brochures sur l’urbanisme) ; Bernard Zimmern, fondateur de l’iFRAP¨en 1985 ; la collaboratrice de ce dernier, Carole Néaumet, et Xavier de Mazenod, également à l’iFRAP.
Pour ma part, éditeur de presse et par ailleurs maire du 2e arrondissement de Paris, enthousiaste à l’idée de participer à ce combat contre les gaspillages publics, j’acceptais d’être le premier président de Contribuables Associés.
Il ne fallut que quelques mois à François pour mettre notre association sur orbite, en utilisant, pour la première fois en France, au titre d’une association civique, l’outil du marketing direct.
La suite est bien connue de nos adhérents. Nous sommes aujourd’hui forts de quelque 146 000 adhérents. Et, de loin, la première organisation civique française. Chaque année, la célébration du « jour de la libération fiscale » constitue un rendez-vous incontournable avec l’opinion publique. Notre journal « Le Cri » est dans les kiosques. Notre site d’informations en continu <lecri.fr> s’affirme comme l’un des tous premiers dans sa catégorie. Nos rendez-vous parlementaires, à l’Assemblée Nationale, sont suivis par plus d’une centaine de députés.
Certes, François s’était rapidement tourné vers d’autres combats. Pour aider au lancement de «Droit de naître», « Sauvegarde Retraites », « SOS Education » et « L’Institut pour la Justice ». Mais le succès et la pérennité de Contribuables Associés resteront l’une de ses plus belles réussites.
Au départ, François était un artiste. Elève de l’école des Beaux Arts à Paris il était ensuite devenu architecte. Qui ne l’a pas vu dessiner, sur son petit calepin, ne pouvait pas mesurer la finesse de son trait, qui était aussi celle de son esprit.
Il était né à Leyde aux Pays-Bas, d’une famille catholique. Il était donc naturellement européen et citoyen du monde. Il parlait plusieurs langues, dont l’Anglais, parfaitement. Car il avait travaillé à New York comme architecte urbaniste, avant de faire ce métier au sein du groupe français SERETE, en poste notamment en Arabie saoudite.
C’est d’ailleurs au cours de ces expériences qu’il fut personnellement confronté au problème de la corruption de certains élus et qu’il y puisa, sans doute, la motivation du combat que nous symbolisons aujourd’hui…
Intellectuel, homme d’action, montagnard et grand marcheur (ses parents s’étaient installés à Embrun dans les Hautes-Alpes en 1949), artiste, homme de culture, il était capable de réciter par cœur, et pendant des heures, Rousseau, Lamartine, Chateaubriand ou Shakespeare…
Sans doute serait-il surpris que j’ajoute qu’il a aussi joué un rôle politique important. Mais le paysage français serait-il le même en 2009 si Contribuables Associés n’existait pas ? Sans parler des autres groupes de pression, cités plus haut, aujourd’hui très solides, qu’il a contribué à construire… L’ultra-gauche ne s’y est d’ailleurs pas trompée qui, dès la fin des années 90, en fit l’une de ses cibles…
Citation du jour (retenue par F. Laarman en 1990 pour la première carte de membre de Contribuables Associés) : “Il ne faut point prendre au peuple sur ses besoins réels pour des besoins de l’Etat imaginaires” (Montesquieu).
nimité avec laquelle a été célébrée ce jour la chute du “Mur de Berlin”, il y a 20 ans, peut paraître très hypocrite, puisque qu’on y retrouve toutes sortes de personnages, dont une bonne partie était radicalement hostile à ce changement (aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne…), Et même n’y croyaient pas quelques jours auparavant (en Allemagne de l’ouest…). Même M. Gorbatchev peut bien dire aujourd’hui qu’il n’a jamais imaginé un seul instant utiliser la force pour empêcher les débordements populaires, il y a heureusement des témoins pour nous rappeler qu’en vérité, il hésitait entre deux possibilités…
Le débat sur le « grand emprunt » voulu par Nicolas Sarkozy a quelque chose de surréaliste.
Je viens d’apporter ma contribution au “grand débat sur l’identité nationale” lancé depuis le 2 novembre 2009 par le ministre Eric Besson. <http://www.debatidentitenationale.fr/>
La réforme de la taxe professionnelle, qui pèse actuellement sur les entreprises qui investissent et qui emploient, est une nécessité si l’on veut favoriser (un peu) la compétitivité des entreprises françaises. Le gouvernement a donc raison d ‘engager cette réforme et de s’y tenir.
Tandis que les collectivités locales continuent à dépenser sans compter (quintuplement des dépenses entre 1980 et 2006, selon la Cour des comptes ! l’Etat ne faisant « que » tripler les siennes sur la même période…) , le chef de l’Etat annonce chaque semaine de nouvelles dépenses : 2 milliards d’euros le 27 octobre pour l’agriculture, 750 millions d’euros aujourd’hui pour la lutte contre le cancer.