L’una
nimité avec laquelle a été célébrée ce jour la chute du Mur de Berlin, il y a 20 ans, peut paraître très hypocrite, puisque qu’on y retrouve toutes sortes de personnages, dont une bonne partie était radicalement hostile à ce changement (aux Etats-Unis, en France, en Grande-Bretagne…), Et même n’y croyaient pas quelques jours auparavant (en Allemagne de l’ouest…). Même M. Gorbatchev peut bien dire aujourd’hui qu’il n’a jamais imaginé un seul instant d’utiliser la force pour empêcher les débordements populaires, il y a heureusement des témoins pour nous rappeler qu’en vérité, il hésitait entre les deux possibilités…
L’histoire devrait sur ce point donner raison aux anti-communistes les plus résolus. Mais comme ils sont réputés être de droite, voire d’extrême droite, on profite de l’événement pour les mêler à une prétendue défaite de tous les régimes autoritaires.
On dira : « la victoire vole vers la victoire ! ». Ou bien « les vainqueurs ont toujours raison ! ». « L’histoire a tranché ! »…
Tous les événements de l’histoire sont constitués d’un grand nombre d’éléments qu’il est difficile de peser. Il semble néanmoins que l’Allemagne de l’Est avait plutôt un problème économique que politique.
Chaque année la RDA augmentait son retard de production par rapport à la RFA. Pendant dix ans l’URSS, qui n’allait pourtant pas si bien que ça, à fait ses fins de mois. D’un côté du Mur, il y avait une insolente prospérité capitaliste, et de l’autre une effrayante misère socialiste. Ce qui n’empêchait pas la RDA d’avoir fait croire le contraire, presque jusqu’à la fin, à grands renforts de publi-reportages…
Karl Marx, bon économiste, avait raison de dire que l’économie est au coeur de l’histoire. Celle de l’Allemagne de l’Est était pourrie. Elle s’est abattue comme un chêne. Parce qu’elle était pourrie.
Protégée par son mur, l’Allemagne de l’Est aurait pu durer 1000 ans. Mais il aurait fallu pour cela que son économie soit prospère. Ce qui est strictement impossible dans un système collectiviste, sans liberté d’entreprendre, sans concurrence, sans appropriation des profits par des individus…
Comme le Mur de Berlin, tous les systèmes économiquement foireux ont vocation à s’écouler.
Ainsi le système monétaire international basé sur l’émission de fausse monnaie, fournie gratuitement aux banques.
Ainsi notre sécurité sociale, qui présentement bat de l’aile et qui demain devra se déclarer en faillite. Car, au train où vont les choses, le déficit des comptes sociaux sera bientôt plus important que celui du budget de l’Etat, ce qui n’est pas peu dire !…
Nos dirigeants, telle la nomenclature est-allemande, continuent à défendre « le modèle français », « que tout le monde nous envie ». (En vérité, surtout les Afghans et les Tchétchènes, demandeurs d’un « droit d’asile »…). Mais il nous mène à la ruine. Et toute personne sensée et informée le sait.
Bien sûr on ignore la date de la chute de la Sécu comme on ignorait celle du Mur.
Elle est pourtant tout aussi inéluctable
“L’effarante idée que le pouvoir politique devrait déterminer la position matérielle de chaque individu…” (Friederich A. Hayek).
Le débat sur le « grand emprunt » voulu par Nicolas Sarkozy a quelque chose de surréaliste.
Je viens d’apporter ma contribution au “grand débat sur l’identité nationale” lancé depuis le 2 novembre 2009 par le ministre Eric Besson. <http://www.debatidentitenationale.fr/>
La réforme de la taxe professionnelle, qui pèse actuellement sur les entreprises qui investissent et qui emploient, est une nécessité si l’on veut favoriser (un peu) la compétitivité des entreprises françaises. Le gouvernement a donc raison d ‘engager cette réforme et de s’y tenir.
Tandis que les collectivités locales continuent à dépenser sans compter (quintuplement des dépenses entre 1980 et 2006, selon la Cour des comptes ! l’Etat ne faisant « que » tripler les siennes sur la même période…) , le chef de l’Etat annonce chaque semaine de nouvelles dépenses : 2 milliards d’euros le 27 octobre pour l’agriculture, 750 millions d’euros aujourd’hui pour la lutte contre le cancer.
Il est souvent question de « bons » déficits publics et de « mauvais » déficits publics. Pensez-vous qu’un déficit public puisse être bon pour la croissance ?
Les Editions Métailié ont eu la bonne idée d’éditer une partie de la correspondance diplomatique de notre ambassadeur aux Etats-Unis de 1927 à 1933, son excellence Paul Claudel.
Débat budgétaire.
Longtemps, le discours de présentation du ministre de l’économie du budget de l’Etat pour l’année suivante a constitué l’un des moments les plus forts et les plus attendus de la vie parlementaire française. Valery Giscard d’Estaing, parlant sans notes, s’illustra tout spécialement dans cet exercice.
Dans une longue interview publiée par Le Figaro daté du vendredi 16 octobre, le président de la République déclare notamment : «