Le Journal d’Alain Dumait

Un autre regard sur la crise

Budget 2010 : le minimum serait de bloquer en volume les dépenses publiques

Posted by alaindumait sur 10/05/2009

20090514-fillonCette année, la totalité de l’impôt sur le revenu ne servira qu’à payer les frais du remboursement de la dette publique ! Comme celle-ci explose, c’est une véritable bombe à retardement que nous préparons pour les générations futures. Dès que les taux d’intérêt remonteront – et ils ne peuvent pas baisser encore beaucoup quand ils sont à 1% pour les banques au guichet de la BCE… – la charge de ces remboursements deviendra insupportable.

Portant, à juste titre, le président de la République a réaffirmé qu’il n’était pas question d’augmenter les impôts. Il n’y a donc qu’une seule solution : réduire la dépense publique globale.

À l’occasion d’un colloque qui s’est tenu le lundi 4 mai, organisé par l’association pour la fondation internationale des finances publiques le premier président de la Cour des comptes, M. Philippe Seguin a rappelé que la dette publique française s’élevait à 68% du PIB. 52 000€ par Français actif. C’était 40% à la veille de la récession de 1993. Celle-ci avait fait bondir celle-là à 60%. On peut donc craindre qu’on ne soit à 100% du PIB en 2011…

Il faut donc réagir. Comment ? En diminuant les dépenses publiques. Comme c’est très difficile, il faut fixer des règles simples et incontournables. Celle avancée par Mme Carine Bouthevillain, de la Banque de France, est la plus raisonnable : bloquer les dépenses en volume pendant 15 ans. Non pas pour rembourser toute la dette, mais pour la stabiliser, puis la ramener à 80% puis 70% du PIB, ou moins encore, si la croissance revient.

Gilles Carrez, rapporteur général du budget à l’Assemblée Nationale, prévient : il faudra s’attaquer au budget social.

Car, comme le dit si bien Mme Lagarde : « les dettes doivent toujours être remboursées »…

La citation du jour : « Hélas ! on voit que tout le temps les petits ont pâti des sottises des grands » (Jean de La Fontaine).

 .

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3 Réponses to “Budget 2010 : le minimum serait de bloquer en volume les dépenses publiques”

  1. Jacques Peter said

    Je ne pense pas que ce soit très difficile de réduire la dépense publique, il y a d’énormes gisements de productivité dans tous les coins. C’est une affaire de volonté. Le jour où la réduction de la dépense publique sera devenue la priorité, cela se fera très vite.
    Le problème c’est que les politiques qui sont censés réduire la dépense sont les premiers à en profiter. Il faut que les électeurs leur mettent la pression en leur disant à chaque élection: on se fiche de votre programme, dites-nous simplement si vous voulez réduire la dépense publique.

  2. doc zaïus said

    Bonjour,
    La réduction de la dette publique semble être le remède miracle à nos maux. Mais ne peut-on s’interroger sur le fond du problème ?
    La dette publique est appréciée par rapport au PIB à un instant donné. Nous parlons donc du rapport dette/PIB. Pour que ce rapport diminue on peut agir sur les deux facteurs: soit diminuer la dette en valeur absolue, soit augmenter le PIB. Or seul le facteur dette est considéré sans que se pose le problème de l’augmentation du PIB. Aurions-nous donc baissé les bras et abandonné la perspective d’une augmentation de l’activité de notre économie ?
    Par ailleurs la baisse de la dette par le moyen de la réduction des dépenses publiques postule que ces dépenses sont essentiellement constituées de gaspillages, ce qui est loin d’être le cas. les coupes aveugles dans les dépenses auront des conséquences sur l’activité qui se traduiront par une baisse du PIB, qui peut prouver le contraire ? Le rapport dette/PIB risque alors de ne pas beaucoup varier….
    Revenons à la dette. Les récents évènements financiers viennent de démontrer que l’augmenation de la dette publique est principalement due à la nécessité de colmater les trous abyssaux creusés dans notre économie par les malversations boursières qui n’ont rien à voir avec l’économie réelle. Il n’y a aucune raison pour que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets dans un avenir proche si aucune mesure drastique n’est prise pour éviter le retour de telles catastrophes. En effet, à quoi bon se gêner s’il suffit de faire appel à l’Etat ( à la dette publique ) pour corriger les dérives financières ?
    Or nous ne voyons pas ces mesures drastiques placées en priorité par nos dirigeants.
    Demander aux acteurs de l’Administration de l’Etat de mieux gérer leurs activités, c’est bien, mais à condition de s’intéresser aussi avec autant de zèle à la gestion et au contrôle des marchés financiers, ce qui n’est pas fait aujourd’hui.

  3. Alain said

    bonjour
    je vous informe que je viens de lire
    le livre d’Olivier de DUCLA  » au coeur du krach  »
    j’ai trouvé ce livre excellent , l’auteur préconise
    un emprunt  » le un pour cent perpétuel  » pour diviser
    par DIX le remboursement de la dette .
    voir aussi l’entretien de cet économiste avec Claude REICHMAN
    sur REICHMANTV.COM

    Pour ma part j’eu une carrière technique avec des contacts
    permanents avec les entrepreneurs et les entreprises ;
    seuls ceux-ci sont créateurs de richesse pour la NATION .

    bien cordialement
    Alain

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