Le Journal d’Alain Dumait

Un autre regard sur la crise

Archive for septembre 2009

BNP Paribas : les contribuables n’avaient rien à faire dans cette galère !

Posted by alaindumait sur 30/09/2009

Le 1er mars, l’Etat, c’est-à-dire Nicolas Sarkozy (sans consulter personne…), décide d’engager l’argent des contribuables français à hauteur de 5,3 milliards d’euros, pour aider la première banque française, BNP Paribas. Cette somme représente un peu moins de 2% des dépenses de l’Etat, ou encore deux fois les dépenses du ministère de la culture, ou bien presque autant, à 20% près, que l’ensemble des crédits du ministère de la justice…

Aujourd’hui la banque rembourse et l’Etat, donc les contribuables, va encaisser 226 millions d’euros d’intérêt sur ce prêt.

On ne peut que s’en réjouir !

Tout en faisant remarquer que l’Etat n’est pas toujours aussi heureux dans toutes ses opérations de sauvetage… Dexia ou Natexis ne seront pas d’aussi bons placements…

D’une façon générale, quand les hauts fonctionnaires de l’Etat (avec notre argent) jouent au Meccano industriel, ils perdent neuf fois sur dix. Pour une bonne affaire Alstom, combien de trous sans fond, comme la SNCF ?…

Mais, quand on est l’Etat, qu’on engage l’argent des contribuables, il n’y a pas que le plan financier. Il y a aussi celui de la morale.

On ne paye pas des impôts pour aller sauver telle ou telle banque, mais plutôt pour que l’Etat remplisse correctement ses fonctions régaliennes !

En volant au secours d’une banque ou d’un industriel, il fausse les règles de la concurrence, et institue un clivage immoral entre les entreprises qui sont protégées (les plus grandes) et celles qui ne le sont pas (les plus modestes).

On objectera que les premières font courir au pays tout entier « un risque systémique », et pas les autres.

Ce risque est sans doute très exagéré. Et il disparaîtrait complètement dès lors que l’Etat préviendrait solennellement les responsables des plus grands groupes qu’ils ne peuvent en aucun cas compter sur les contribuables.

Beaucoup de ceux qui appartiennent à la super-classe mondiale vont répétant que c’est la faillite de Lehman Brothers qui nous a plongé dans la crise financière. La vérité est plutôt que c’est le sauvetage de Baer Steaks, six mois plus tôt, qui a pu faire croire aux apprentis sorciers que la bulle monétaire avait encore de beaux jours devant elle…

La grande difficulté du métier de banquier est de réduire ses risques au minimum. Et l’on est autrement prudent quand on a pas de filet de sécurité !

De toute façon, si le sauvetage de BNP Paribas a « rapporté » de l’argent, il n’y a aucune chance pour que celui de l’ensemble des banques, en France comme ailleurs, ne soit pas globalement très perdant !

Posted in budget de l'Etat, France, Monde | Tagué: , | 1 Comment »

G20 de Pittsburgh : un sommet de faux-monnayeurs !

Posted by alaindumait sur 27/09/2009

Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de Pittsburgh s’est achevé le vendredi 25 septembre par un communiqué final dont le point le plus important se trouve dans la partie finale : le G20 se réunira au Canada, puis en Corée en 2010, puis en France, et dorénavant chaque année, essayant ainsi de donner corps à l’utopie d’un gouvernement économique et financier mondial. La pire qui soit…

Les dirigeants de la sphère publique mondiale disent être d’accord sur beaucoup de choses :

–       Ils font la même analyse de la conjoncture. Nous serions « au milieu du gué » (une image que les politiciens affectionnent, quand ils ne savent pas eux-mêmes où ils sont, ne voyant pas encore « le bout du tunnel »…), C’est-à-dire à un moment de transition, entre la crise et la reprise.

–       Ils demandent à tous les pays de poursuivre dans ce qu’ils appellent « les politiques de soutien à l’économie », qui sont en fait des politiques de déficit public. Illustration immédiate pour la France : le lendemain, samedi 26 septembre le Premier ministre François Fillon annonçait fièrement pour 2010 un déficit du budget de l’Etat de 140 milliards d’euros, c’est-à-dire que près de la moitié des dépenses ne seront plus financées autrement que par la dette.

–       Les vannes de la création  monétaire resteront grandes ouvertes, avec des taux à court terme (manipulés par les banques centrales, toutes aux ordres des politiciens) aussi proches que possible de zéro. C’est avec cet argent, créé ex nihilo, véritable fausse monnaie, que les Etats financent leurs contributions accrues (triplement) au FMI, et qu’ils permettent aux banques de faire des super profits.

–       Comme cet argent qui coule à flot n’irrigue toujours pas l’économie réelle (l’investissement productif reste en panne), qu’il stagne donc dans la sphère financière, les dirigeants de celle-ci font des profits énormes. Normal : c’est d’abord dans leurs poches que va la fausse monnaie ! C’en est indécent ! On va donc demander aux organismes de régulation d’exercer une surveillance accrue. En même temps qu’on inonde le monde de cette drogue monétaire…

–       Le dernier point est le plus succulent : les chefs d’Etat et de gouvernement disent compter sur le FMI – leur créature obligée – pour leur dire, le moment venu, comment il faudra faire pour revenir aux équilibres et commencer à rembourser les dettes.

On est en plein délire constructiviste.

S’agissant de l’origine de la crise, on a pris les effets pour les causes. Ce ne sont pas les traders fous qui sont responsables de cette situation, mais les banquiers centraux (créatures des chefs d’Etat) qui ont mis à disposition (via les banques) beaucoup trop d’argent.

S’agissant de la thérapie par les déficits publics, outre leurs effets générationnels immoraux, ils se traduisent immédiatement par un prélèvement massif sur l’épargne qui assèche le financement de l’économie réelle.

S’agissant de la thérapie par le laxisme monétaire (fausse monnaie), elle fausse les bons calculs économiques et alimente une prochaine inflation.

Résumons : les chefs d’Etat prétendent lutter contre les conséquences de l’hypertrophie du monde financier, qui est bien réelle, mais qu’ils ont, eux-mêmes fait naître, avec leur politique d’argent trop bon marché.

Les crises financières de plus en plus violentes que nous essuyons depuis un siècle sont les conséquences de l’abandon du seul système monétaire reconnu et accepté par tous, celui de l’étalon or.

Certes, ce système – qui n’était pas parfait – avait un gros défaut : il échappait à la sphère publique et à ses dirigeants omniscients. Et surtout, il empêchait les déficits publics excessifs…

Le seul problème est que la sphère publique n’a jamais produit la moindre richesse. Sauf des fausses. Et qu’il lui faut bien, un jour ou l’autre, nous présenter la note ! Il faudra augmenter les impôts, taxes et subventions. Laisser filer l’inflation qui spolie l’épargne.

À moins qu’une nouvelle bulle n’éclate : celle des titres représentatifs des dettes publiques, que le G20 de Pittsburgh se propose de faire grossir encore.

Un observateur averti du marché, Julian Robertson, du fonds Tiger Management, figure de la gestion spéculative, a déclaré que les Etats-Unis feraient face à un « Armageddon » si le Japon et la Chine, les deux principaux acheteurs de la dette américaine, cessaient d’y investir.

Ce jour-là, la crise de 2008 appaitra pour ce qu’elle était : un simple avertissement. Que nos apprentis sorciers n’ont pas voulu entendre…

Posted in budget de l'Etat, France, Monde | Tagué: | Leave a Comment »

Tous les faux-monnayeurs ont un jour le même problème. Même les Etats !…

Posted by alaindumait sur 16/09/2009

Maurice Allais, notre seul prix Nobel de sciences économiques, après d’autres, en 1999, stigmatisait l’excès de la création monétaire par les banques, fortement incitées à le faire par les banques centrales. « Par essence, écrivait-il, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire, pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents »

Les faux-monnayeurs sont des voleurs.

Il n’empêche que leur métier n’est pas facile.

La difficulté n’est pas tant dans la fabrication de la fausse monnaie – surtout quand on est protégé par la police – que dans son écoulement et sa transformation en bonne monnaie.

C’est exactement là ou se trouve l’économie mondiale !

La dette des Etats augmente de façon vertigineuse. Elle a doublé pour les Etats-Unis et c’est +30% depuis un an pour la modeste France. Cette dette se présente sous forme de titres d’emprunts d’Etat sous des formes diverses et variées. Ceux-ci sont souscrits pour une part par des particuliers et des entreprises (souvent domiciliés dans des paradis fiscaux, qu’il serait suicidaire, de ce point de vue, de faire disparaître…), voire d’autres Etats (comme la Chine). Et, pour une autre part, par les banques et établissements financiers, pour le compte de tiers où pour alimenter leurs fonds propres. Ces derniers payent avec de l’argent gratuit emprunté aux guichets des banques centrales. Et les titres d’Etat achetés servent aux banques de garantie pour acheter de nouveaux titre de dettes… Du coup, quelle qu’en soit la définition retenue, la masse monétaire en circulation n’a jamais été si importante.

La dette des Etats ne peut pas croître indéfiniment. À un certain niveau – hélas impossible à déterminer, mais de plus en plus nombreux sont les économistes qui pensent qu’on est exactement à ce point… – il faut commencer à arrêter de s’endetter toujours plus, et même à rembourser. Car toutes les banques ne sont pas toutes aussi téméraires. Et l’épargne privée est à la fois attentive et craintive…

C’est à ce moment-là qu’il faut augmenter les impôts. Pour rembourser la fausse monnaie avec de la bonne, celle qui est dans nos poches.

On a remarqué que Bercy, chaque jour, nous fait savoir qu’il a trouvé une nouvelle ressource fiscale : en taxant un peu plus telle ou telle catégorie de revenus, les plus-values, les bonus, les retraites « chapeau », les revenus du capital…

A partir du moment où l’on ne pourra plus augmenter la dette publique, qu’il faudra commencer à la rembourser, il n’y aura que deux moyens possibles (faute d’une croissance forte à laquelle plus personne ne rêve) : augmenter massivement les impôts, ou réduire sérieusement les dépenses publiques. Il faudra choisir son camp.

Posted in France, Monde | Tagué: | 1 Comment »

Défense des traders. Les Etats doivent être cités à la barre !

Posted by alaindumait sur 16/09/2009

Les « traders » étant depuis hier défendus par Barack Obama lui-même, je me sens encore plus libre qu’auparavant pour présenter une observation qui semble avoir échappé à beaucoup d’observateurs.

On sait qu’un « trader », dans ce franglais que nous affectionnons tant, n’est rien d’autre qu’un opérateur de marché, quelqu’un qui, en général pour le compte d’une banque ou en tout cas d’un tiers, procède à des opérations sur le marché financier, sur différents supports, comptant ou à terme, ferme ou sous conditions, produits simples ou dérivés. Selon l’encyclopédie Wikipédia « ils ont une mission principale : anticiper les fluctuations permanentes des valeurs de marché pour en tirer des profits financiers ».

Ils sont aujourd’hui quelques dizaines de milliers à faire ce sinistre mais aussi très utile métier…

On a remarqué qu’ils obtenaient de meilleurs résultats en étant intéressés aux bénéfices qu’ils génèrent…

Mais il est aussi évident que leur métier est rendu plus facile quand l’argent est bon marché, voire abondant, voire même pléthorique. Et c’est exactement la situation actuelle !

Aux Etats-Unis la banque centrale (qui en période de crise se range ostensiblement aux cotés du gouvernement, qui nomme ses dirigeants…) prête de l’argent aux banques à 0%, ad libitum, et leur demande d’acheter avec des bons du Trésor, qui, sur deux ans, rapportent à peu près du 1%.

Ce n’est pas énorme, mais c’est sans frais et sans risque ! Et si l’on considère les 800 milliards de dollars de titres issus du Trésor US aujourd’hui détenus par les banques, ça fait un joli paquet ! Évidemment, quand les banques prêtent aux entreprises ou aux particuliers, l’écart de taux (ou spread), entre le taux du prêt à l’Etat et celui du prêt à un acteur de l’économie concurrentielle est en moyenne de 2 à 3% …

Quand les banques centrales ouvrent les vannes du crédit quasi-gratuit ; quand les banques peuvent prêter avec de tels écarts, et ainsi regonfler leurs bilans, le métier de trader devient plus facile !

Il y a donc un certain culot, de la part des responsables des Etats, à vouloir limiter leurs gains, puisque, pour l’essentiel, ceux-ci résultent du laxisme monétaire de ceux qui prétendent les contrôler.

Si l’on veut réduire l’ivresse de quelqu’un, il faut d’abord cesser de lui donner gratuitement de l’alcool !

Posted in Monde | Tagué: | Leave a Comment »

Eric Woerth : une déclaration anti-épargne.

Posted by alaindumait sur 15/09/2009

«Il n’y a pas de raison que les revenus du travail soient soumis à cotisations sociales et que des revenus qui ne sont pas des revenus du travail n’y soient pas soumis», a expliqué Eric Woerth, ministre du budget, dimanche soir. Déclaration largement reprise dans les heures qui ont suivi, et recueillie sans discussion ni contestation par les médias.

Le ministre a-t-il pour autant raison ?

Son affirmation a l’apparence du bon sens.

C’est la logique d’un système, où les cotisations sociales sont presque totalement déconnectées des prestations : il n’y a pas de pas de raison qu’une catégorie de revenus y échappe.

Mais il y a revenu et revenu. Les revenus du capital sont en effet doublement différents des revenus du travail : dans le plus grand nombre des cas, les premiers proviennent d’une épargne constituée préalablement à partir de revenus du travail, qui ont déjà supporté impôts et cotisations sociales.

Soumettre les revenus du capital aux cotisations sociales de droit commun, c’est donc leur faire payer deux fois la note, cela aboutit à faire payer des cotisations sur des cotisations, comme on fait payer de l’impôt  sur l’impôt en fiscalisant les revenus du capital…

Tout se passe comme si, après avoir largement fiscalisé les revenus du capital, y compris les plus-values, puis le capital lui-même, avec l’ISF, le gouvernement voulait à la fois généraliser la chose (en supprimant l’exonération de l’appartement principal au titre de l’ISF et en supprimant la franchise à 25 000€ pour les plus-values) et appliquer ensuite à tous ces revenus, « qui ne sont pas des revenus du travail », des cotisations sociales de droit commun.

Prenons le cas d’un ménage moyen. Il épargne pour acheter un appartement ou une maison. En attendant de pouvoir le faire il place ses économies sur un compte  épargne ou achète des obligations. Il a payé impôts et cotisations sur ses salaires. Il paiera aussi sur les revenus de ses placements, sur les éventuelles plus-values de ceux-ci, puis sur le patrimoine constitué, puis sur la plus-value s’il y en a une un jour, puis sur la succession quand elle viendra… Non seulement c’est profondément injuste. Payer l’impôt une fois, avant constitution d’une épargne devrait suffire. Mais encore, ça décourage tous les comportements vertueux :

– l’épargne, qu’il convient d’encourager, surtout en ce moment… ;

– la mobilité des personnes, donc des biens, qu’il convient de ne pas freiner ;

– le maintien en France, plutôt qu’à l’étranger, des personnes et des biens qui contribuent concrètement à notre prospérité.

Un pays aussi voisin que la Belgique n’a ni impôt sur les plus-values, ni ISF, donc aucune cotisation sur ces soi-disant « revenus ». L’impôt sur le revenu y est très lourd. Le budget de la Sécurité sociale y est inscrit dans celui de l’Etat. Le niveau des dépenses publiques est à peu près le même que chez nous.

Ce n’est donc pas un « paradis fiscal ». Il n’empêche que les déclarations de M. Woerth va lui permettre de recruter de nouveaux immigrés…

Est-il bien raisonnable de vouloir en même temps lutter contre les paradis fiscaux (comme la Belgique !?) et leurs amener de nouveaux clients « sur un plateau » ? (en l’occurrence le plateau de BFM TV)…

Posted in budget de l'Etat, France | Tagué: | 2 Comments »

Taxe carbone : classe sachante, classe parlante, classe payante…

Posted by alaindumait sur 12/09/2009

Taxe Carbone.

Nicolas Sarkozy a tranché. Ce sera donc 17€ la tonne de CO2 rejeté dans l’atmosphère.

Pourquoi 17€ ? Parce que les services du Premier Ministre, s’appuyant sans doute sur les études de plusieurs directions, de plusieurs ministères, ont calculé que, depuis le lancement de la bourse Bluenext, où il est coté tous les jours, le prix du quota de la tonne de CO2 avait en moyenne été à peu près à ce niveau.

On objectera que ce marché est non seulement dépendant des normes imposées par Bruxelles, en application du traité de Tokyo, aux 11 000 usines (des 27 pays) émettrices de dioxine de carbone, et entrant dans le champs de cette réglementation, mais aussi de la conjoncture économique. C’est si vrai que le cours du CO2 s’est évidemment effondré quand les usines étaient toutes en position de vendre leurs quotas plutôt que d’avoir besoin d’en acheter…

On objectera surtout qu’il n’est pas du tout certain que le réchauffement climatique (relatif) transforme notre planète en « une poêle à frire », comme a cru devoir l’affirmer le très distingué scientifique François Fillon. Et que les cheminées des usines recensées émettent sans doute moins de CO2 que le moindre volcan en éruption…

Il y a en fait, sur cette question du réchauffement climatique, une grande diversité d’opinions. Mais, du côté des décisionnaires politiques, pas le moindre doute ! C’est la classe sachante…

Les médias dominants prennent le relais.

Selon le modèle habituel, sur une radio périphérique, un journaliste lit son résumé des nouvelles et rend compte d’un sondage sur la taxe carbone. Puis commence une table ronde avec trois « experts invités ». Le premier commence par dire « tout le monde est d’accord sur la nécessité de cette taxe ». Unanimité de la classe parlante… Nonobstant l’opposition de la classe payante : 72% des Français sont opposés à ce nouvel impôt, qui frappera d’abord les plus modestes !

Posted in France | Tagué: | Leave a Comment »

Les déficits sont des impots ! Et les plus honteux…

Posted by alaindumait sur 10/09/2009

Aussi bien le Président de la République que son Premier Ministre, depuis le premier jour de leur entrée en fonction, répètent, inlassablement, qu’ils n’augmenteront pas les impots ! Que les prélévements obligatoires n’augmenteront pas !

Dans la droite ligne de cette promesse, le Président de la République a annoncé aujourd’hui les modalités de la mise en place de la « taxe carbone », et sa compensation intégrale en diminutions de recettes de diverses sortes.

Nous, Contribuables Associés, ne pourrions que nous réjouir de cette promesse, … si celle-ci n’était pas outrageusement mensongère !…

Pour l’année en cours, les prélévements obligatoires, mesurés par les impots, taxes et cotisations éffectivement payés par les Français, vont même probablement diminuer, du fait de la crise et des moindres rentrèes fiscales quand celles-ci sont liées à l’activité économique.

Mais, dans le même temps, le déficit budgétaire explose. Il a plus que doublé sur les sept premiers mois de 2009 ! Et cela parce que, loin de réduire ses dépenses, l’Etat les augmentent, nonobstant la baisse de ses recettes. 40% de ses dépenses ne sont plus financées !

C’est la raison pour laquelle, quand nous déterminons « le jour de la libération fiscale », nous le faisons sur la base des dépenses publiques et non pas des prélévements. En reprenant, ni plus ni moins, les chiffres de l’OCDE.

La différence entre prélévements et dépenses publiques, ce sont les déficits. Accumulés, c’est la dette. C’est ce que nous léguons, méchamment, aux générations futures.

Non seulement les déficits sont bel et bien des impots, mais ce sont les pires : des impots à la charge de nos enfants et de nos petits enfants.

Nous devrions avoir honte…

Posted in budget de l'Etat, France | Tagué: , | 2 Comments »