Le Journal d’Alain Dumait

Un autre regard sur la crise

Une politique de rigueur est nécessaire !

Posted by alaindumait sur 13/03/2010

Nicolas Sarkozy a raison de dire qu’il ne faut pas et qu’il ne veut pas augmenter les impôts. Qu’il ne le fasse pas est une autre histoire….

Car ne serait crédible qu’à la condition d’assumer une nécessaire rigueur.

Aussi longtemps qu’il refusera d’assumer cette dernière, sa promesse ne ne pas augmenter les impôts ne sera pas crédible. Elle ne l’est pas. Et c’est dommage…

Une politique de rigueur consisterait en premier lieu à geler toute embauche de nouveaux fonctionnaires et toute augmentation de leur pouvoir d’achat. Par exemple.

Quand les emplois du secteur privé diminuent, quand la masse salariale du privé baisse, quand le niveau des salaires réels dans les entreprises indépendantes est en recul, ce ne serait que justice.

Nicolas Sarkozy dit qu’il s’y refuse.

S’il voulait bien admettre que les déficits qui se creusent ne sont jamais que des impôts reportés, il devrait admettre que son gouvernement, qui ne mène pas une politique de rigueur, a déjà engagé une augmentation des prélèvements, et des pires, ceux qui pèseront sur les générations futures.

Craignons que la rigueur non désirée ne s’impose au gouvernement dès que les taux d’intérêt sur le marché financier commenceront à remonter. Or chacun s’accorde à considérer qu’ils sont actuellement artificiellement bas…

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Réflexions sur la «crise économique de 2008».

Posted by alaindumait sur 06/03/2010

De même que la «crise de 29» est réputée avoir commencé le jeudi 24 octobre («jeudi noir»), de même, on dira sans doute, dans les livres d’histoire, que la présente crise a commencé le lundi 15 septembre 2008, avec la déconfiture de la banque d’investissement internationale, basée à New York, Lehman Brothers.

Sur les causes de cette crise, comme sur celles de la précédente, les économistes débattront à n’en plus finir. Comme ils se disputeront sur les remèdes qu’il fallait ou ne fallait pas mettre en oeuvre pour la vaincre.

Mais cela ne veut pas dire que certains n’auront pas raison, et d’autres tort. Tout comme certains intellectuels avaient raison, au siècle dernier, d’annoncer l’inéluctable effondrement du communisme…

Le 15 septembre 2008, donc, la banque Lehman Brothers, faute de trouver de l’argent à emprunter à d’autres banques (sur le marché dit «interbancaire») pour faire face à ses échéances, doit se déclarer en faillite. Elle est victime de la remontée des taux d’intérêt et de sa propre ingénierie, aboutissant à incorporer dans des fonds d’épargne des produits aujourd’hui dits «toxiques», issus de créances à taux variables, souscrites par des accédants à la propriété insolvables…

Aussitôt, la défiance devient générale. Les banques ne se prêtent plus d’argent entre elles. Toute créance est soupçonnée d’être douteuse. Tous les actifs financiers se trouvent dévalorisés. La valeur du stock mondial d’épargne financière est divisé par deux ! La destruction de valeur est de l’ordre de 30 000 milliards de dollars à l’échelle planétaire !

Les ménages réduisent brutalement leurs dépenses. Ils consomment moins. Les anticipations de tous les agents économiques deviennent négatives. C’est la «crise».

Pour essayer de la contrecarrer, les hommes politiques obtiennent tout d’abord des banques centrales – responsables de la politique monétaire, et donc, par le biais des taux d’intérêt, de la quantité de monnaie en circulation – qu’elles abaissent le loyer de l’argent emprunté par les banques à zéro, ou presque. Les banques peuvent donc emprunter autant de monnaie qu’elles le désirent aux guichets des banques centrales. Et le re-prêter à bon marché, tout en faisant une bonne marge. Sans être redevenue solides pour autant, elles engrangent à nouveau de gros profits.

Ensuite les Etats, dont les recettes fiscales sont en chute libre, décident de maintenir le niveau des dépenses publiques, voire de l’augmenter, et de les financer par les déficits et donc par l’emprunt.

Le troisième volet de ces politiques publiques destinées à «lutter contre la crise» consiste à étendre encore les limites de l’Etat-providence, en élargissant la distribution de toutes sortes de minima sociaux, afin d’offrir au plus grand nombre possible de personnes des revenus de substitution.

A l’oeuvre depuis 18 mois, cette politique ne produit que des résultats médiocres, sauf pour les banques, dont les profits ont quelque chose d’insultant. Le taux de chômage est à 10% de part et d’autre de l’Atlantique (le sous-emploi est à 20%). La production stagne (si l’on fait abstraction de la variation des stocks). Et la capacité des Etats à financer leurs dépenses en s’endettant touche à une limite, dictée par la réticence des marchés financiers à accepter les titres de leurs dettes.

Que la présente situation se prolonge d’un an ou deux et il faudra bien parler d’échec de cette politique publique, prétendant remédier à une situation économique avec des outils issus du système qui est lui même responsable de la crise !

Car, nonobstant le consensus politiquement correct, l’action des gouvernements est en tous points contestable.

Sur la gestion monétaire. L’idée selon laquelle l’abondance monétaire serait favorable à la croissance est une idée fausse. A l’instant «t», la quantité de monnaie disponible détermine seulement le niveau moyen des prix. Le même kilogramme de viande vaudra un ou dix, selon que la quantité de monnaie disponible sera égale à Q ou 10xQ. Ce qui ne changera strictement rien à la quantité de viande produite. Ce qui est vrai, par contre, c’est qu’une brusque variation de la masse monétaire en circulation modifie les prix relatifs, favorise certains agents et en pénalise d’autres. Depuis le 15 septembre 2008 l’augmentation de la masse monétaire «banque centrale» a, par exemple, favorisé les banques et pénalisé les épargnants (cf baisse du rendement des produits d’épargne), ainsi que les travailleurs actifs (augmentation des prélèvements). En quoi est-ce bon pour la croissance ?

Sur les déficits publics. Maintenir le niveau des dépenses publiques, et même les augmenter, en les finançant à crédit, revient à priver les contribuables, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain, d’une partie plus importante de leurs ressources. Est-ce judicieux ?

Sur l’Etat-providence. Le financement de droits et de minima sociaux de plus en pus généreux, et sans plafond, accessibles à tous y compris aux immigrés de fraîche date, en situation régulière ou non, était à la limite du supportable avant la crise. Avec elle, nous sommes au  bord de l’explosion…

Résumons-nous. Les hommes de l’Etat – modèles Obama, Bernanke, Trichet ou Sarkozy –   s’imaginaient savoir gérer la monnaie et réguler les banques. On a vu le résultat… Ils nous font croire qu’ils vont savoir réparer. Mais la vérité est qu’ils n’ont même plus d’oxygène pour faire respirer artificiellement le malade.

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Alain Dumait sur ReichmanTV

Posted by alaindumait sur 22/02/2010

J’étais l’invité de Claude Reichman sur ReichmanTV le 15 février dernier…

http://reichmantv.com/actualite1pbis.html

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Sur la réforme des retraites, les contribuables ont leur mot à dire ! Et ils le diront !…

Posted by alaindumait sur 20/02/2010

Quelle est la nature des ressources dont bénéficient ceux et celles qui, n’exerçant plus d’activités professionnelles, sont dits « retraités » ?

Pour une part ce sont des ressources issues de leur épargne personnelle, que celle-ci soit investie ou non dans des produits spécifiques, comme l’assurance-vie. Et, pour une autre part, ce sont des « pensions », versées par des caisses diverses et variées, relevant de différents régimes, dits « de base » ou « complémentaires », sauf pour les fonctionnaires dont les pensions sont payées directement par le budget de l’Etat.

Les revenus issus de l’épargne personnelle font l’objet d’une fiscalité complexe et sans cesse alourdie. Tandis que ceux qui sont issus des pensions s’amenuisent (en € constants), du fait d’une démographie évidemment « défavorable », du point de vue du principe de la répartition.

Si bien que l’ensemble du système serait depuis longtemps en faillite – sauf à réduire les pensions de façon drastique – si des subventions publiques ou des dettes n’étaient pas là pour faire les fins de mois.

Or ces subventions et ces dettes, c’est l’argent des contribuables, c’est notre argent !

C’est pourquoi nous prétendons être partie prenante au grand débat sur la réforme du financement des retraites. Même si, pour l’instant, nous n’y avons pas été officiellement invités…

S’agissant des ressources d’épargne, nous approuverons tout ce qui ira dans le sens d’une plus grande liberté, afin d’encourager les Français, dès leur premier job, à mettre de l’argent de côté pour eux-mêmes. La sagesse séculaire enseigne que toute personne qui économiserait 10% de ses revenus, dès le premier euro encaissé, et qui investirait cette épargne en bon père de famille, n’aurait aucun souci, d’une façon ou d’une autre, pour ses vieux jours.

S’agissant de l’ensemble des pensions régies par le principe de la répartition, nous serons spécialement attentifs à la question de l’inégalité parfaitement scandaleuse entre les régimes publics et les régimes privés. D’ailleurs si les retraites du secteur public étaient alignées sur celles du privé, elles coûteraient moitié moins cher aux contribuables. Le gain serait de 32 milliards d’euros par an.

Et nous saurons nous mobiliser, si besoin est.

N’avons-nous pas démontré, le 9 février dernier, en célébrant le 20e anniversaire de notre association (<http://www.contribuables.org/la-vie-de-ca/plus-de-1500-personnes-et-28-deputes-pour-feter-les-20-ans-de-contribuables-associes/>), que nous étions, de loin, la principale organisation civique française (évidemment non-subventionnée…) !

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La revanche du Front National

Posted by alaindumait sur 15/02/2010

Mon cher Maurice,

Tu me demande, mon cousin, comment il peut se faire que la droite qui a remporté l’élection présidentielle en 2007 pourrait perdre les élections régionales en 2010. Et même, être battue dans les 22 régions de la Métropole.

Il est vrai que, présentement, le président de la République n’est pas très populaire. Il dit que c’est à cause des réformes qu’il a engagées. Mais d’autres pensent que c’est à cause des réformes qu’il n’a pas engagées. Je ne sais qui a raison, mais je crois que, dans ce cas, les mécontentements s’additionnent.

Permets-moi de commencer par une considération que je qualifierais de technique.

Dans notre pays, chaque élection se fait avec des règles différentes. Les règles qui s’appliquent aux élections régionales du mois prochain sont donc différentes de celles qui s’appliquent à l’élection présidentielle, aux élections législatives, les élections départementales, municipales ou européennes. C’est comme ça. Nous préférerions les uns et les autres des règles simples et constantes, mais ceux qui nous gouvernent voient les choses autrement….

Dans l’histoire universelle des pays démocratiques, deux types de scrutin émergent : la proportionnelle et le système majoritaires à un tour. Le premier est plus juste quant à la représentativité, le second plus efficace pour former des majorités. Mais il n’y a qu’en France, mon cousin, où se pratique pour les prochaines régionales le scrutin de liste majoritaire, à la fois proportionnel et à deux tours.

La seule raison de ce système fort compliqué est d’essayer d’éliminer le Front National, qui ne pouvant s’allier avec personne au deuxième tour, ne peut espérer avoir que quelques élus isolés.

Cette stratégie dite du « front républicain » au deuxième tour assure le triomphe de la gauche. C’est avec 45% seulement des intentions de vote au deuxième tour qu’elle est actuellement créditée d’un possible grand chelem !

On me dira qu’en 2004 les choses s’étaient déjà passées ainsi, le RPR laissant 20 régions sur 22 à la gauche. Il faut dire que la droite de type Chirac avait une dette envers la gauche depuis 2002…

Sarkozy s’était fait élire en 2007 de façon un peu différente. Il avait su faire ce qu’il fallait pour séduire l’électorat du Front National. Que n’a-t-il assumer ce choix en optant pour des relations plus normales avec le FN. Les élections régionales se présenteraient moins mal pour lui…

Prendre les voix du Front National, avec un discours adapté et « sur mesure »,   était de bonne guerre. L’erreur fut de ne pas poursuivre cette stratégie au-delà de l’élection.

Car, dans ces conditions, on conçoit que la droite soit démobilisée. Et l’on ne voit pas que la gauche est séduite.

Il faut toujours respecter ses électeurs, quels qu’ils soient. Quand on se fait élire avec les électeurs du FN, il faut les respecter pendant toute la durée de la mandature. Sinon, les électeurs vous le font payer, et pas seulement ceux du FN !

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Grèce : un avertissement pour la France !

Posted by alaindumait sur 11/02/2010

Le plan de sauvetage des finances publiques de la Grèce passe par une forte diminution de ses dépenses publiques, et, sans doute, par une augmentation des impôts supportée par les Grecs. A commencer par la TVA.

Les comptes présentés par les autorités d’Athènes s’étant révélés truqués, ils seront désormais vérifiés par Bruxelles, mois après mois.

Bien sûr, comme les bénéficiaires de ces déficits non financés sont bien décidés à ne rien perdre de leurs faux droits, une crise sociale est à craindre. La rue va chercher à faire front contre le mur des réalités…

Les marchés financiers, lucides, demandent à voir l’éxécution de ce plan d’austérité.

Le soutien, pour l’instant verbal, des autres pays de la zone euro, est regardé avec scepticisme. Car les contribuables allemands, pour ne parler que d’eux, ne sont pas prêts, pour « sauver la Grèce » à consentir les mêmes efforts que ce qu’ils ont fait pour sauver « leurs banques »…

L’issue de cette crise demeure donc incertaine.

La force de la tempête a un peu faibli, mais le vent peut reprendre. Et souffler alors sur l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, l’Italie, puis la France…

C’est le triomphe des principes de l’économie ménagère : aucun Etat ne peut vivre longtemps avec des déficits abyssaux, en empruntant pour payer ses fonctionnaires, en disant que les générations futures paieront.

L’euro est une question, mais, en l’occurrence, n’est pas le problème.

Il n’y a nul besoin de gouvernement économique européen, si la sphère publique s’oblige à équilibrer ses comptes. Comme tout un chacun.

Bien sûr, souhaitons que la Grèce revienne dans les clous. Que tous les pays de la zone euro en fassent autant. Y compris la France.

Mais si ceux qui s’imaginaient qu’avec l’euro on pouvait raser gratis ne comprennent pas la leçon, l’euro implosera, et ce ne sera que justice (économique).

La parole, en réponse, est aujourd’hui aux profiteurs et aux prébendiers de l’Etat providence, cette fiction au nom de laquelle certains s’imaginent pouvoir vivre durablement aux crochets d’autrui. Comme si l’euro, ou tout autre utopie constructiviste, pouvait permettre de ne jamais payer son déjeuner !

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Contribuables Associés a fêté ses 20 ans !

Posted by alaindumait sur 11/02/2010

NOTE pour mon intervention à l’occasion du 20ème anniversaire de Contribuables Associés au Musée des arts forains

Mesdames et Messieurs, chers amis de 20 ans !

C’est à la fois un plaisir et une émotion de vous retrouver ce soir pour célébrer le 20e anniversaire de notre association.

Deux personnes, au moins, auraient du être ici, à ma place, et pas seulement pour m’épargner cet exercice, mais parce leur légitimité pour parler des premiers pas de Ca était autrement plus grande. Je veux parler de François Laarman, qui hélas nous a quitté le 24 novembre dernier, et qui a été littéralement l’inventeur de CA, (nous lui devons d’avoir beaucoup fait pour le rééquilibrage, toujours en cours, entre les forces vives de la sphère privée, et les forces arrogantes de la sphère publique). Et je veux parler de Bernard Zimmern, l’inventeur de l’iFRAP en 1985, sans la générosité duquel CA n’aurait pas pu voir le jour. Bernard aujourd’hui n’est pas à Paris. Ce rééquilibrage entre sphère privée/sphère publique, société civile, société politique qui, en France, mieux que François, mieux que Bernard, ont su y contribuer ?

C’est avec eux, avec Xavier de Mazenod, Bernard Legrand Christian Michel et Benoîte Taffin, avec plusieurs d’entre vous – Alain Le Grelle, Guy Plunier…- que nous avons démarré notre action, il y a 20 ans, plein d’enthousiasme et ce qu’il faut d’inconscience pour réaliser ce qui pouvait être considéré comme un pari impossible. Nous pouvons dire, comme beaucoup de créateurs d’entreprises : « c’était impossible, mais comme nous l’ignorions, nous l’avons fait ! »

Sans doute l’époque était-elle favorable.

L’illustre Ligue des contribuables créée le 21 décembre 1898 sur une idée de Jules Roche, qui avait été relancée dès la fin des années 1970 par Jacques Bloch-Morange, du fait de la disparition de celui-ci, était en déclin.

Une place était à prendre, surtout que la réélection de François Mitterrand en 1988, conjuguée avec l’abattement des partis politiques de droite, ouvrait le champs de l’action civique à de nouvelles associations.

C’est alors que François Laarman eut l’idée de Contribuables Associés, qu’un groupe se constitua pour l’aider, et commencer l’envoi de nos fameuses pétitions, nos cartons jaunes, avec des appels de dons auxquels, tout de suite, plusieurs milliers puis dizaines de milliers de Français répondirent.

Une idée, une technique (sans laquelle un don n’est qu’une sale manie, comme le chantait Brassens). Comme le bois était sec, le feu a pris tout de suite. Depuis lors, avec vous, il ne s’est jamais éteint.

Notre objectif : le plus grand légalisme qui se puisse imaginer, puisque nous avons inscrit dans nos statuts que notre objet était de faire respecter les articles 14 et 15 de la Constitution.

Nous aurions pu ajouter l’article 16, qui précise qu’un pays où la garantie des droits n’est pas assurée – en particulier le droit de constater par nous-mêmes ou par nos représentants la nécessité de la contribution publique, le droit de demander compte à tout agent public de son administration – n’a point de Constitution.

Nous avons également d’emblée fixé les principes de gouvernance de notre association.

1) N’avoir pas d’autre ressource que les dons de nos adhérents

2) Nous focaliser sur la dépense, plutôt que sur l’impôt proprement dit

3) Un conseil d’administration réellement décisionnaire (collégialité), composé de personnalités n’ayant aucun mandat politique autre que local, bénévoles, et élues par une assemblée générale de sociétaires, représentative de l’ensemble des adhérents

4) Évidemment, une totale transparence !

Et nous nous y sommes tenus !

C’est ce qui nous a permis de bien fonctionner, de nous développer, et d’obtenir des résultats.

Mais pour vous parler de ce qu’est aujourd’hui votre association, je préfère passer la parole à celle qui la dirige, et qui souvent l’incarne. Vous la connaissez tous. Vous la voyez à la TV et vous l’écoutez (en particulier Sur Radio Courtoisie). Tous nous lui devons beaucoup.

À toi Benoîte !

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Lu pour vous. «Hold-up sur la mairie de Neuilly», de Jean-François Minne.

Posted by alaindumait sur 01/02/2010

C’est amusant et instructif d’avoir un récit précis et documenté sur le vaudeville politique que fut, en mars 2008, l’élection municipale de Neuilly-sur-Seine. Pièce à la distribution exceptionnelle : Nicolas Sarkozy, dans le rôle de l’ancien maire ; son fils Jean, 22 ans au moment des faits, dans celui de successeur et conseiller général potentiel ; David Martinon, énarque et chouchou de Cécilia ; Arnaud Teullé, également membre de l’équipe élyséenne, en charge des dossiers des Hauts–de-Seine ; Jean-Christophe Fromentin, actuel maire de Neuilly…

L’auteur de ce petit livre *, Jean-François Minne, neuilléen de souche, publicitaire, ex-président de l’agence TBWA, a vécu ce psychodrame de l’intérieur puisqu’il était en numéro 5, sur la liste Fromentin (dont il avait fait la connaissance 20 ans plus tôt) avec l’assurance d’un poste d’adjoint, jusqu’au moment où, peu de temps avant le dépôt officiel de la liste, vers le milieu de février 2008, Jean-François, constatant une mésentente grandissante, préfère prendre ses distances et laisser son champion jouer sans lui…

C’est l’occasion de découvrir Neuilly : ses bistrots («Chez Livio» en tête), ses réseaux (en particulier basés sur les cours et écoles privés), ses chapelles (y compris temples et synagogues).

On vérifie que l’UMP tient la ville. Mais aussi, qu’à condition d’accepter son enseigne et de porter sa marque, réussir une OPA sur l’un de ses bastions n’est pas impossible.

Un livre qui intéresse non seulement les Neuilléens, par extension les électeurs des Hauts-de-Seine et de l’ouest parisien, mais aussi les amateurs de récits politiques «de terrain», et même les amateurs de «bonnes histoires».

*148 pages, 17€, Pascal Galodé éditeurs (18, rue de Toulouse, 35400 Saint Malo)

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Déficits publics : Les contribuables n’étaient pas invités !

Posted by alaindumait sur 28/01/2010

On disait que les Français ne s’intéressaient pas à l’économie, qu’ils n’y comprenaient rien, et qu’en cette matière ils faisaient plutôt confiance à leurs dirigeants.

Le sondage publié ce jeudi matin par « Le Figaro » administre l’éclatante preuve contraire. L’opinion a en effet une idée très précise de ce qu’il convient de faire pour mieux gérer la France : 75% sont inquiets de la dette et des déficits ; 92% pensent que dans la situation présente, il faut réduire les dépenses, alors que 8% seulement des personnes interrogées disent qu’il faut augmenter impôts, taxes ou cotisations.

La gauche a donc tout faux, qui pense qu’il faut augmenter impôts, taxes ou cotisations.

Mais la droite façon UMP se trompe également, en reportant sans cesse la cure nécessaire, et en comptant sur la croissance pour combler la moitié du terrain à parcourir.

En effet, si les déficits plombent la reprise, ce n’est pas celle-ci qui permettra de les rembourser, mais exactement l’inverse : c’est leur comblement qui conforterait la reprise.

On remarquera que la Conférence sur les déficits s’est tenu à l’Elysée, portes fermées. Aucun représentant des contribuables n’y avait été convié. Pourtant le sondage du Figaro démontre une fois de plus que nous sommes en phase avec l’opinion, et que la classe politique ne l’est pas !

Les Français sont mûrs pour un grand débat sur la meilleure politique économique. Un débat ouvert qui serait autrement plus utile que celui sur l’identité nationale…

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Contribuables associés a 20 ans !

Posted by alaindumait sur 27/01/2010

Le 9 février 2010, nous fêtons les vingt ans de Contribuables Associés, dont les statuts ont été déposés à la Préfecture de police de Paris le 7 février 1990. C’est l’occasion de faire un bilan de notre action et d’envisager de nouvelles perspectives.

En 1994, j’étais reçu officiellement, comme président de Contribuables Associés, par le jeune ministre du budget, un certain Nicolas Sarkozy (voir page …). Il m’accueillit en me disant : «mes collaborateurs m’ont déconseillé de vous recevoir, mais je le fais quand même parce que je crois que votre action est importante et que vous avez raison !» Il m’a dit ce jour-là adhérer personnellement pleinement à notre ligne : il faut commencer par réduire la dépense publique avant de parler de diminuer les impôts.

Nous n’avons pas changé d’un pouce sur ce point.

Pour ce qui est du bilan, constatons tout d’abord que notre association, et surtout les thèmes qu’elle porte, n’ont jamais été aussi présents dans l’opinion, dans les médias et même au Parlement (où nos «Rendez-vous» sont devenus des événements incontournables, suivis avec assiduité par des dizaines de députés). Or, il en est pour les associations comme pour les entreprises, créer c’est bien, durer et prospérer c’est mieux !… Et c’est ce que nous avons fait !

Certes, la schizophrénie du discours politique est toujours là, qui fait que dans les propos la dette et les excès de la dépense sont dénoncés, en même temps que de nouvelles dépenses et de nouvelles subventions sont annoncées. Mais cette dérive touche à sa fin, car, comme toujours, le mur des réalités, et du bon sens – que nous représentons – va obliger nos dirigeants, de droite comme de gauche, à devenir plus sérieux.

Dans ces conditions, notre programme d’actions pour les dix prochaines années s’impose : investir les cabinets ministériels et tous les centres de décision du pouvoir exécutif, de l’Elysée au moindre secrétariat d’Etat, comme nous avons depuis dix ans, sensibiliser les parlementaires à notre combat pour la réduction des dépenses publiques. Tout en poursuivant notre développement. En restant fidèles à nos principes fondateurs. Car l’argent public, c’est notre argent !

Nous sommes aujourd’hui la principale association civique française non-subventionnée. Nous nous appuyons sur les principes constitutionnels les moins contestés («chaque citoyen à le droit de vérifier le bien fondé de la contribution publique» ; «tout agent public doit rendre compte de son action» ; «un pays dont le gouvernement ne respecte pas ces principes n’a pas de constitution»…). Le droit est avec nous. Nous sommes en phase avec l’opinion. Dans le silence de leur conscience, et dans l’anonymat de nos entretiens avec eux, une majorité de parlementaires nous approuve.

Toutes les conditions sont donc réunies pour que nous touchions bientôt au but. A la seule condition que nous soyons demain encore plus nombreux et plus fort qu’aujourd’hui.

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