Le Journal d’Alain Dumait

Un autre regard sur la crise

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Réflexions après G20

Posted by alaindumait sur 04/04/2009

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Le communiqué final du G20 (voir infra) commence par des considérations qui, pour être générales, n’en sont pas moins très discutables.

À la fin du 2e paragraphe : « Une crise mondiale exige une solution mondiale ».

Que la crise soit mondiale, c’est un fait. Mais qu’elle exige une solution mondiale, c’est moins sûr… Son déclenchement a bien été unilatéral. Pourquoi sa solution ne le serait pas ? Cette dissymétrie, qui essaye de nous vendre l’utopie d’un gouvernement mondial, nous éloigne de la solution plutôt qu’elle nous en rapproche…

Si l’on veut bien considérer qu’il y a eu l’affaire des subprime, qui elle-même n’a été possible que sous l’effet d’une politique monétaire américaine à la fois chaotique et globalement laxiste, on peut affirmer qu’une réforme de cette politique, créant moins de monnaie, encourageant moins le crédit, réduisant les déficits plutôt que de les accroître, encourageant l’épargne pour financer les investissements plutôt que les prêts, serait de nature à redresser durablement la situation, d’abord aux Etats-Unis, puis dans l’ensemble du monde.

Mais ne chipotons pas tout de suite…

Les choses sérieuses commencent au paragraphe 4, alinéa 2 : « restaurer le système financier afin de rétablir les activités de prêt »

Ce qui veut dire que l’objectif n° 1 du G20 est de restaurer le système financier. C’était pourtant un château de cartes, non pas du fait d’une insuffisance de régulation mais du fait de l’excès des crédits accordés, et donc des dettes des différents agents, des Etats tout spécialement. L’objectif est donc de reconstruire le château  de cartes, pour rétablir les activités de prêt.

C’est de la part du G20 une erreur d’analyse majeure.

Depuis 40 ans, la masse des crédits bancaires à travers le monde est passée de 28% de la production mondiale à près de 50% en 2008. Voilà la vraie bulle ! Et la vraie cause de la crise…

Les crédits bancaires, dans le même temps, n’ont jamais cessé, malgré les ratios de fonds propres conseillés, d’être dans une relation de plus en plus inquiétante par rapport à ces derniers. Il y a un siècle les banques prêtaient en gros 2 fois leurs fonds propres. Aujourd’hui, en moyenne, c’est près de 20 fois ! Voilà l’erreur majeure  !

Car loin d’être un progrès, cette financiarisation, qui a prétendue se substituer à l’épargne, a été une régression, que nous allons payer très très cher ! L’histoire se venge toujours de ce qu’on fait contre elle…

Et pourquoi et comment a-t-on assisté à cette dérive, depuis plusieurs décennies ? Parce que les Etats, tous les Etats, tous les politiciens qui les dirigent, sans aucune exception ou presque, ont eu pour objectif de détruire l’épargne pour financer à la fois les budgets sociaux et les guerres.

Ils ont cru, ils nous ont fait croire qu’il était possible de produire toujours plus avec toujours moins de capitaux. Et c’est cette économie-là qu’ils veulent reconstruire… Mais elle ne marche pas et elle ne marchera pas !

Car l’épargne est le vrai moteur historique du progrès économique, depuis 3000 ans ! Le crédit n’est qu’une technique, d’ailleurs fort utile. Et la consommation n’est qu’une conséquence, d’ailleurs la plus agréable !

Mais revenons au communiqué du G20.

– « Resserrer la réglementation ». Pourquoi pas ? Mais est-ce là l’origine véritable et profonde de la crise ? Oui  et non …

Les parlementaires américains ont été empêchés par les amis de M. Obama, en 2004, de mettre leur nez dans le système des subprime. Et AIG n’avait rien à craindre, car il était « trop gros pour tomber », « too big to fail ». Qu’en pense le G20 ? Motus…

– Augmenter les ressources du FMI. À condition qu’il soit pour toujours posé le principe que les Etats n’ont pas à s’endetter !…

– 5000 milliards de nouvelles dépenses publiques. Si les déficits étaient créateurs de richesses, cela se saurait…

– Le nouveau laxisme des banques centrales. Il est annonciateur de la prochaine crise, qui sera celle de l’hyperinflation…

– Une décision apparemment mineure retient pour finir l’attention. Le FMI est invité à vendre sur le marché une partie de son stock d’or. Tout le monde a compris le message : l’or reste et demeure cette relique barbare si abhorrée de Karl Marx et John Maynard Keynes. Pas question de lui faire rejouer le rôle qu’il jouait dans le système monétaire avant 1914.

On remarquera que depuis 35 ans, les banques centrales n’ont jamais cessé de vendre l’or de leurs réserves Et que dans le même temps, les prix du métal jaune a été multiplié par 30 ! . Elles détenaient encore 75% du stock mondial en 1971 ? C’est 20% aujourd’hui.

Le combat engagé au XIXe siècle entre l’or et la fausse monnaie, entre l’épargne et le financement par la dette, entre l’économie libre et le dirigisme anti-économique continue.

Le G20 marquera une étape dans ce long combat.

Ses dirigeants ont pour eux le pouvoir de leurs lois, les moyens de communication de tous les médias dominants et l’argent qu’ils prennent dans la poche des contribuables. Mais ils se heurteront un jour inévitablement au mur des réalités. Le même qui a fait s’effondrer le communisme et mis le monde dans la crise actuelle.

 

NB. À ce jour, samedi 4 avril 2009, 13 :00, le texte du communiqué du G20 (sans ses annexes) http://www.lesechos.fr/medias/2009/0402//300340565.pdf n’est toujours pas disponible en français, sauf sur le site du Premier Ministre…canadien ! http://www.pm.gc.ca/fra/media.asp?id=2508

L’indignation du jour : ce matin, sur France 2, entre 8 :15 et 10 :05, Marie Drucker commente en studio les cérémonies du 60e anniversaire de l’OTAN. À ses cotés, en position d’expert, Nicole Bacharan (http://www.droledeplanete.com/).Laquelle se croît autorisée à dire que George Bush était « raciste », et que M. Berlusconi n’est pas notre ami, parce qu’il pactise avec les « fascistes » ! C’est à ça que sert la redevance télé…

L’info du jour : tout contribuable ayant recours à des produits défiscalisés, y compris FCPI et logements locatifs type « Robien », doit savoir que cela lui vaudra un contrôle fiscal ! (dixit un avocat fiscaliste, sur BFM Radio, « Argent comptant », vers 11 :40)

La citation du jour : « On ne peut pas être une grande nation et avoir des déficits » (Jacques Chirac).

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G20 : le choix du totalitarisme !

Posted by alaindumait sur 02/04/2009

c-153-obaman-pokemon-b-11238704775Le plus remarquable, dans les résultats de ce G20 (http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_des_20), ce sont les questions qui n’ont pas été posées !

Et tout d’abord cette affaire des subprime, dont il semble qu’ils n’ont même pas parlé, et qui aurait pu être évitée si et si et si… Et même en 2004, quand les parlementaires démocrates (stipendiés) firent barrage à la constitution d’une commission d’enquête sur les comptes de Fannie Mae et Freddie Mac. A noter : Barack Obama était le principal avocat du principal groupe de pression défendant le RCA, Reinvestissement Community Act, et, aujourd’hui une partie de ses collaborateurs vient directement de ce panier de crabes corrompus, à commencé par son directeur de cabinet, Emanuel Rahm, nommé à la tête de Freddie Mac par Bill Clinton en 2000 (http://en.wikipedia.org/wiki/Rahm_Emanuel) Donc méfions-nous de ces hommes et de toutes leurs bonnes idées…

La grande question soigneusement évitée n’est pas là. Les subprime ne sont rien d’autre qu’un élément d’une politique sociale anti-sociale, comme la politique monétaire a été, sur une longue période une politique de destruction monétaire…

Mais l’exubérance monétaire, qui a généré l’excès des crédits, et, parmi eux les crédits pourris, n’était pas au programme du G20. Et pour cause : l’aréopage londonien était constitué de personnes, tel Sarkozy, qui, il y a peu encore, trouvaient que les instituts d’émission n’étaient pas assez laxistes !…

 

Il faut en effet, si on veut refonder ( ?) le capitalisme, faire en sorte qu’on revienne aux fondamentaux : le capitalisme c’est avant tout des capitaux propres, pas du crédit ! Il faut donc cesser de spolier et de voler l’épargne. Pour reconstituer une épargne abondante et réduire la part des financements par le crédit. C’est l’évidence !

Il fut un temps où les banques ne prêtaient qu’à proportion de leurs fonds propres. En moyenne, au XIXème siècle, l’encours des crédits bancaires était inférieur au double des capitaux propres des banques. Maintenant c’est vingt fois plus ! Il serait pourtant facile de faire en sorte que le recours à l’argent des banques centrales soit limité : soit par des taux d’intérêt plus élevés, qui alors ne seraient plus des taux « directeurs » ; ou, mieux encore, en supprimant les banques centrales, dont on s’est fort bien passé depuis l’origine des temps !

Évidemment si on massacre  les capitalistes, pour leur voler  leurs capitaux – et financer les guerres, en faisant approuver cette politique par les bénéficiaires de la « politique sociale », prétexte universel à l’interventionnisme, au dirigisme et au totalitarisme … – Il n’y a plus qu’à construire les châteaux avec des cartes à jouer que sont les créances pourries !

C’est ce qu’on appelle la « financiarisation », qui n’a rien d’une fatalité, et n’est en rien liée à la mondialisation. Elle n’est liée qu’à une solide politique anti-capitaliste, qui n’a cessé de progresser.

Heureusement, quelques grands groupes sont parvenus à échapper aux griffes des Etats et des établissements financiers, qui leur obéissent. Souvent, ils sont restés 100% privés et ne sont même pas cotés en bourse, tel Cargill http://www.cargill.com/company/glance/index.jsp, numéro un mondial de la production agricole et du commerce des matières premières, avec 160 000 salariés, 120 milliards de $ de chiffre d’affaires annuel et quatre milliards de $ de profits en 2008.

Même en France, Schlumberger ne serait plus là si son siège n’avait pas été établi à Curaçao en 1956, Michelin non plus, sans son holding financier en Suisse, et même Renault, comme L’Oréal, et beaucoup d’autres…

Donc, Wall Street, n’est pas l’Amérique, et le vrai capitalisme n’y est pour ainsi dire pas. Ce qui indique les limites de la soit disant « moralisation » du capitalisme, qui, en fait, ne concerne que les bourses et les marchés financiers, et assez peu le capitalisme pur et dur…

On ne sache pas, d’ailleurs, que les rémunérations, même faramineuses, des dirigeants des groupes « privés », posent le moindre problème à personne… (Sauf aux envieux !…)

« Le capitalisme a besoin de règles ». Oui, mais pas forcément de règles d’origine étatiques ! Une bonne politique monétaire et une sanction normale pour toute défaillance suffiraient à résoudre quasiment tous les problèmes.

La morale des affaires doit inclure la faillite, sans aucun biais, sans considération de taille, sauf  à modifier de façon incontrôlable, le comportement des dirigeants des entreprises concernées. La Faillite d’AIG – compagnie spécialisée dans les assurances non garanties par des capitaux suffisants – eut été dramatique. Son sauvetage le sera peut-être encore plus…

À la fin des fins, il y a la nécessité d’une bonne politique monétaire, échappant aux manipulateurs publics et acceptée par tous les agents économiques. Elle ne peut être basée que sur l’or.

 

Le G20 accouche aussi d’une croisade contre les paradis fiscaux. On remarquera qu’étaient rassemblés là-bas, entre eux, les responsables des enfers fiscaux…

On va tripler les ressources du FMI. M. Strauss Kahn jubile ! On va pouvoir « sauver » la Hongrie et la Grèce. Mais à quel prix ? Au prix de 750 milliards de $, ce qui n’est pas le plus cher en période de fausse monnaie. Mais surtout au prix d’effets pervers incalculables. Ce que les nouveaux philosophes qualifient d’ « alea moral » à savoir que le comportement des individus, des entreprises, des Etats est modifié, dans un sens pervers, par l’existence de tout filet de sécurité.

La non-faillite de beaucoup de banques, d’AIG, et demain de certains Etats peut bien rassurer les marchés à court terme, c’est un nouvel élément de laxisme, dans un système qui en comporte déjà trop.

Le pseudo système monétaire international est  comme un château de cartes qui s’est écroulé sur le sable. Bien sûr que quelqu’un a soufflé dessus ! Et qu’il faut le punir ! Et  faire en sorte  qu’il ne recommence pas !… Mais il est plus important encore de constater que le château était tout entier bâti… Avec des cartes à jouer !

On a le choix entre le reconstruire avec des cartes à jouer. C’est le plus facile mais le moins sérieux. Ou le reconstruire solidement, sur des règles et des principes reconnus par tous, efficaces et n’ayant nul besoin d’Obama et de Sarkozy. Le G20, aujourd’hui à Londres à opter sans surprise pour la première méthode.

En 1952 le meilleur économiste de tous les temps, Ludwig von Mises, ajoute une quatrième partie à son chef d’œuvre paru la première fois en 1912 : « The Theory of Money and Crédit » http://mises.org/books/tmc.pdf

Page 500 du document joint, il conclut. « Nous n’avons pas d’autre choix qu’entre deux utopies : celle de l’économie de marché, sans sabotage des gouvernements, d’un coté ; et de l’autre le totalitarisme voulant tout réglementer. Le choix de la première implique de revenir au Gold Standard ». Le choix du G20 lui tourne le dos. Il va donc dans le sens du totalitarisme…

NB. Aujourd’hui je mets en liens sur ce blog d’une part le Mises Institute http://mises.org/ et d’autre part la radio BFM http://www.radiobfm.com/, où l’on peut entendre Alain Madelin (le mardi matin), Pascal Salin (de temps à autre) et Marc de Scitivaux (le samedi)

Citation du jour : « La misère, entretenue par la charité, disparaîtra par l’épargne » (Émile de Girardin).

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G20. L’hérésie des plans de relance

Posted by alaindumait sur 31/03/2009

artoff1384-249x250L’idée même d’un plan de relance, pour faire face à la crise économique, est une absurdité.

En effet, quelle que soit l’opinion que l’on a sur les causes du phénomène, chacun convient que les résultats s’analysent comme une fantastique destruction de richesses, constitutives de l’essentiel de l’épargne du monde.

Selon qu’un épargnant à mis son argent chez Madoff, à la bourse, en obligations, en œuvres d’art, dans l’immobilier ou à la caisse d’épargne, il aura perdu entre 0% et 100%. Admettons que la perte moyenne est de l’ordre de 50%.

Tous les économistes, même M. Keynes, nous enseignent qu’il y a toujours une relation entre la consommation et l’épargne. D’une personne à l’autre cette relation, ou propension, peut varier beaucoup. Mais en moyenne elle est assez constante. De l’ordre de 15% en France, soit 2 mois de revenus sur 12. Et la propension marginale est supérieure à la propension moyenne, sans doute le double.

Quand on assiste à une destruction massive d’épargne, pour quelque raison que ce soit, la réaction naturelle et universelle est de moins consommer pour reconstituer tout ou partie de l’épargne perdue. Pour ce faire le taux marginal augmente.

Et c’est très exactement ce qui se passe.

Convient-il de contrarier, par des plans de relance notamment, cette tendance ? Surtout pas ! Car ces plans s’analysent comme des prélèvements sur l’épargne encore disponible, et sont de nature à retarder la sortie de crise, qui ne se produira que lorsqu’une épargne de précaution suffisante aura été reconstituée par les agents.

On objectera que si on laissait faire les choses ainsi, la crise serait  encore plus douloureuse. C’est probable. Mais elle serait aussi beaucoup plus courte. Et, pour les ménages comme pour les entreprises, il est beaucoup plus supportable de se serrer la ceinture pendant trois mois, que de se traîner de langueur pendant 10 ans (durée moyenne de la crise dite « de 29 »)

S’agissant d’un grippe ou d’un rhume de bons médecins disent qu’avec des antibiotiques, ça dure 8 jours, et que sans rien faire ça dure une semaine !

Pour la crise, c’est à la fois pareil et différent. Sans rien faire ça durerait 3 mois (le temps de reconstituer un complément d’épargne). Avec les plans de relance nous en avons pour 10 ans !…

Citation du jour : « L’intérêt particulier, abandonné à lui-même, produira toujours plus sûrement le bien général que les opérations du gouvernement, toujours fautives, et nécessairement dirigées par une théorie vague et incertaine » (Turgot).

 

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Le G20 s’ouvre en pleine confusion mentale !

Posted by alaindumait sur 28/03/2009

homo-politicus-taxesLa confusion mentale semble gagner chaque jour un plus grand nombre d’esprits. Dans ces conditions, l’horizon de la fin de la crise s’éloigne. La présente éclaircie ne sera qu’un sursis.

Il y a tout d’abord ce nouveau négationnisme, qui rappelle celui qui s’est développé peu après le 11 septembre 2001, et qui consistait à nier les faits eux-mêmes. Et de plus en plus nombreuses sont les prises de position qui s’appuient sur une histoire imaginaire.

Un groupe de parlementaires UMP, plaidant pour un certain protectionnisme, accusent « l’exubérance de l’économie asiatique » d’être responsable de la crise … Comme d’autres montrent du doigt les « paradis fiscaux » et les « hedge funds », les déréglementations inventées … En oubliant soigneusement les « subprime », la grande escroquerie du logement « social », les tripatouillages de l’émission monétaire, l’endettement subventionné à tout va…

Faute de pouvoir mettre en place un gouvernement économique mondial (nommé par qui ?) – que Nicolas Sarkozy dit appeler  de ses vœux… – on cherche des boucs émissaires. Et on en trouve …

En vérité – et  qui l’ignore ? – le désordre est entièrement du coté de la sphère publique. Et de la partie du secteur financier accoquinée avec les politiciens.

Ils sont une petite poignée. Ils nous gouvernent. Ils sont contre les déficits, et ils les creusent… Il sont contre l’inflation et ils la créent… Ils sont contre les bulles financières, et ils les provoquent…

Quand les politiciens distribuent de l’argent qu’ils n’ont pas, payent les fournisseurs et les personnels de l’Etat avec de l’argent emprunté qui sera remboursé par nos enfants, « sauvent » Pierre, Paul et Michel parce qu’ils sont trop gros pour mourir, mais pas les autres…, fixent le niveau des aides et les limites de nos droits, Ils donnent aux meneurs de la plèbe le plus mauvais des exemples.

Ce sont eux qui inspirent et qui légitiment directement les révoltes sociales. Demain, ce sont eux qui porteront la responsabilité des émeutes…

Les divergences entre les participants au G20 de Londres, jeudi prochain 2 avril, ne portent pas sur l’origine de la crise mais sur les variantes de la même idéologie interventionniste. Les Etats-Unis, qui ont la meilleure planche à billets du monde, avec leur dollar étalon, et des dépenses publiques à moins de 40 % du pib, veulent davantage de nouvelles dépenses budgétaires, tandis que les technocrates à la françaises insistent sur l’opportunité de nouvelles réglementations.

Mais tous veulent faire repartir le même modèle économique, à base de crédits, d’endettement et de laxisme monétaire. Celui-là même qui est à l’origine de la crise…

 

Cette crise, pour l’instant, renforce les partisans du totalitarisme, c’est-à-dire, comme l’a si bien dit Ludwig Von Mises, le parti de ceux qui croient ou prétendent que les gouvernants sont plus sages et plus intelligents que leurs sujets.

Tout ce qui renforce ce totalitarisme, sur quelque plan que ce soit, en particulier au plan économique, financier et monétaire, accentue et prolonge la crise. Tout ce qui le réduirait permettrait de s’en sortir…

Au train où vont les choses, nous en avons certainement pour 1000 ans…

Citation du jour : « Lois restrictives de la concurrence : vous êtes funestes ou inefficaces. Vous ne pouvez être utiles » (Frédéric Bastiat).

 

 

 

 

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