Le Journal d’Alain Dumait

Un autre regard sur la crise

Archive for mars 2009

G20. L’hérésie des plans de relance

Posted by alaindumait sur 31/03/2009

artoff1384-249x250L’idée même d’un plan de relance, pour faire face à la crise économique, est une absurdité.

En effet, quelle que soit l’opinion que l’on a sur les causes du phénomène, chacun convient que les résultats s’analysent comme une fantastique destruction de richesses, constitutives de l’essentiel de l’épargne du monde.

Selon qu’un épargnant à mis son argent chez Madoff, à la bourse, en obligations, en œuvres d’art, dans l’immobilier ou à la caisse d’épargne, il aura perdu entre 0% et 100%. Admettons que la perte moyenne est de l’ordre de 50%.

Tous les économistes, même M. Keynes, nous enseignent qu’il y a toujours une relation entre la consommation et l’épargne. D’une personne à l’autre cette relation, ou propension, peut varier beaucoup. Mais en moyenne elle est assez constante. De l’ordre de 15% en France, soit 2 mois de revenus sur 12. Et la propension marginale est supérieure à la propension moyenne, sans doute le double.

Quand on assiste à une destruction massive d’épargne, pour quelque raison que ce soit, la réaction naturelle et universelle est de moins consommer pour reconstituer tout ou partie de l’épargne perdue. Pour ce faire le taux marginal augmente.

Et c’est très exactement ce qui se passe.

Convient-il de contrarier, par des plans de relance notamment, cette tendance ? Surtout pas ! Car ces plans s’analysent comme des prélèvements sur l’épargne encore disponible, et sont de nature à retarder la sortie de crise, qui ne se produira que lorsqu’une épargne de précaution suffisante aura été reconstituée par les agents.

On objectera que si on laissait faire les choses ainsi, la crise serait  encore plus douloureuse. C’est probable. Mais elle serait aussi beaucoup plus courte. Et, pour les ménages comme pour les entreprises, il est beaucoup plus supportable de se serrer la ceinture pendant trois mois, que de se traîner de langueur pendant 10 ans (durée moyenne de la crise dite « de 29 »)

S’agissant d’un grippe ou d’un rhume de bons médecins disent qu’avec des antibiotiques, ça dure 8 jours, et que sans rien faire ça dure une semaine !

Pour la crise, c’est à la fois pareil et différent. Sans rien faire ça durerait 3 mois (le temps de reconstituer un complément d’épargne). Avec les plans de relance nous en avons pour 10 ans !…

Citation du jour : « L’intérêt particulier, abandonné à lui-même, produira toujours plus sûrement le bien général que les opérations du gouvernement, toujours fautives, et nécessairement dirigées par une théorie vague et incertaine » (Turgot).

 

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Capitalisme : c’est l’Etat qui l’infecte !

Posted by alaindumait sur 30/03/2009

artoff1420-250x202La présente crise n’est pas seulement financière et économique. Elle est aussi morale, dans la mesure où, depuis longtemps, des idées fausses et donc intrinsèquement perverses, ont été tenues pour justes et bonnes. Comme toujours, quand on ment, ou quand on se trompe (on dira l’un ou l’autre selon qu’on a affaire à des personnes de bonne foi ou non…), on le paye : car la réalité, c’est-à-dire la vérité ultime, toujours triomphe. Dans la sphère économique, nous y sommes !

Ce mensonge a une triple face : monnaie, crédit et changes.

On ne peut pas durablement créer davantage de monnaie que nécessaire pour accompagner le développement. L’anticiper est une billevesée !

On ne peut pas remplacer l’épargne par le crédit. Car soit le crédit pour Pierre est un prélèvement sur l’épargne de Paul. Soit ce n’est pas le cas et il faudra bien qu’il y ait création monétaire artificielle. Quand l’Etat se finance à crédit, de toutes les façons, il pille l’épargne. Et rançonne les générations futures.

On ne peut pas laisser les monnaies fluctuer entre elles sous l’effet de manipulations étatiques. Chaque mouvement, dans un sens ou dans un autre, provoque des ravages. Comme une tempête. Et comme personne n’aura jamais la légitimité internationale pour dire les « vrais » taux des changes, tout comme les taux d’intérêt « naturels », il faut un référent sous-jacent, et ce ne peut être que l’or. Comme ce fut le cas pour le dollar, dernière monnaie « rattachée », jusqu’en 1971…

Il faut arrêter de mentir aux Français ! De leur dire que les plans de relance ne leur coûteront rien (et même qu’ils « rapporteront » !…), que le crédit est un droit, qu’épargner est stérile…

Et de leur dire que le capitalisme est malade, alors que c’est l’Etat qui l’infecte !

Citation du jour : « Je n’ai jamais vu beaucoup de bien fait par ceux qui affectaient de commercer pour le bien public » (Adam Smith).

 

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Dans 4 jours, un G20 pour rien…

Posted by alaindumait sur 29/03/2009

france-failliteL’économie est malade. Pour la soigner il faut s’attacher aux causes et non pas aux symptômes !

Or il me semble qu’on ne prête attention qu’aux seconds…

Prenons cette affaire (médiatique) de la rémunération faramineuse d’un certain nombre de dirigeants, qui ont joué un rôle important dans le déroulement de la crise.

Qui ne serait pas choqué ?

Je veux bien qu’on plafonne les salaires, qu’on interdise les bonus, les parachutes dorés et les stocks options. A la condition, quand même, qu’on ne remette pas en cause, rétroactivement, des contrats passés en bonne et due forme. Car sinon, on est plus en état de droit … Il n’y a plus qu’à faire comme Obama : taxer les revenus visés à 90%…

Je veux bien, mais je crois que c’est quand même une très mauvaise idée !

On dit que cette réglementation (attendue chez nous sous forme de décret dès demain, ou, après-demain), prise dans une extrême urgence, ne s’appliquera qu’aux entreprises « aidées ». Mais quelle entreprise ne l’est pas dans ce pays ? Laquelle ne reçoit jamais de chèque du Trésor ou d’un organisme de sécurité sociale, au titre de la TVA, de cotisations sociales, une exonération ou une subvention ?

Une fois dans ma vie d’entrepreneur j’ai été amené à demander à l’inspection du travail l’autorisation de mettre deux collaborateurs en chômage partiel. La visite d’un inspecteur m’a valu un avertissement pour … non conformité d’un dispositif anti-incendie !

Il y a un risque évident de généralisation d’une telle réglementation à l’ensemble des entreprises françaises. Ce qui reviendrait à faire la puissance publique – et ses fonctionnaires, personnes physiques – juges de la rémunération de tous les cadres dirigeants. Et cela serait catastrophique pour l’avenir de notre pays. A moins que nos technocrates trouvent une autre méthode qu’une bonne rémunération, immédiate ou futur, pour récompenser les performances…

La cause de ce flot d’argent, qui s’est transformé en un système de rémunérations aberrantes, réside en fait dans la création monétaire extravagante initiée par les banques centrales. Quand M. Alan Greenspan parlait « de l’exubérance des marchés » il aurait mieux fait de reconnaître l’exubérance de sa propre politique monétaire !

Comme l’écrit le professeur Victoria Curzon Price (</www.institutconstant.ch/paper.php?id=65>) : « Le véritable flot de dollars créé par Alan Greenspan s’est infiltré partout dans le système financier mondial, accroissant les bilans de tous les établissements bancaires (sauf les plus conservateurs et les plus prudents — il y en avait quand même quelques-uns!) et gonflant leurs profits au-delà de toute expérience antérieure. A la recherche d’investissements rentables (mais sûrs), on s’est jeté sur les «subprime» américains (garantis par l’Etat), sur la pierre, sur des Van Gogh, sur des montages financiers fiscalement créatifs … La bulle était lancée, et tant qu’elle gonflait, les profits gonflaient aussi. Mais la bulle suscitée par Alan Greenspan a créé des profits exagérés et inattendus, et a enrichi une poignée de chefs au-delà de toute espérance (pour eux), simplement par l’application de formules préétablies destinées à des circonstances plus normales. Nous voyons bien qu’il ne sert à rien d’interdire le système de bonus pour éviter une future crise financière quelconque. Ces rémunérations démesurées ne sont qu’un symptôme, et pas la cause première de la crise ».

Bien sûr que de tels excès ne doivent plus être tolérés ! Et pour cela il suffit de mettre sous contrôle la création monétaire publique !

Quand on monétise la dette publique, on fait exactement l’inverse.

La seule façon de remettre sous contrôle la création monétaire publique est de la soustraire aux dirigeants de la sphère publique. En revenant à un étalon métallique libre et accepté par tous, c’est-à-dire à l’étalon or.

Citation du jour : « La répugnance à faire ce qui doit être fait, n’est-ce pas là l’essence de la corruption morale ? » (Ayn Rand)

 

 

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Le G20 s’ouvre en pleine confusion mentale !

Posted by alaindumait sur 28/03/2009

homo-politicus-taxesLa confusion mentale semble gagner chaque jour un plus grand nombre d’esprits. Dans ces conditions, l’horizon de la fin de la crise s’éloigne. La présente éclaircie ne sera qu’un sursis.

Il y a tout d’abord ce nouveau négationnisme, qui rappelle celui qui s’est développé peu après le 11 septembre 2001, et qui consistait à nier les faits eux-mêmes. Et de plus en plus nombreuses sont les prises de position qui s’appuient sur une histoire imaginaire.

Un groupe de parlementaires UMP, plaidant pour un certain protectionnisme, accusent « l’exubérance de l’économie asiatique » d’être responsable de la crise … Comme d’autres montrent du doigt les « paradis fiscaux » et les « hedge funds », les déréglementations inventées … En oubliant soigneusement les « subprime », la grande escroquerie du logement « social », les tripatouillages de l’émission monétaire, l’endettement subventionné à tout va…

Faute de pouvoir mettre en place un gouvernement économique mondial (nommé par qui ?) – que Nicolas Sarkozy dit appeler  de ses vœux… – on cherche des boucs émissaires. Et on en trouve …

En vérité – et  qui l’ignore ? – le désordre est entièrement du coté de la sphère publique. Et de la partie du secteur financier accoquinée avec les politiciens.

Ils sont une petite poignée. Ils nous gouvernent. Ils sont contre les déficits, et ils les creusent… Il sont contre l’inflation et ils la créent… Ils sont contre les bulles financières, et ils les provoquent…

Quand les politiciens distribuent de l’argent qu’ils n’ont pas, payent les fournisseurs et les personnels de l’Etat avec de l’argent emprunté qui sera remboursé par nos enfants, « sauvent » Pierre, Paul et Michel parce qu’ils sont trop gros pour mourir, mais pas les autres…, fixent le niveau des aides et les limites de nos droits, Ils donnent aux meneurs de la plèbe le plus mauvais des exemples.

Ce sont eux qui inspirent et qui légitiment directement les révoltes sociales. Demain, ce sont eux qui porteront la responsabilité des émeutes…

Les divergences entre les participants au G20 de Londres, jeudi prochain 2 avril, ne portent pas sur l’origine de la crise mais sur les variantes de la même idéologie interventionniste. Les Etats-Unis, qui ont la meilleure planche à billets du monde, avec leur dollar étalon, et des dépenses publiques à moins de 40 % du pib, veulent davantage de nouvelles dépenses budgétaires, tandis que les technocrates à la françaises insistent sur l’opportunité de nouvelles réglementations.

Mais tous veulent faire repartir le même modèle économique, à base de crédits, d’endettement et de laxisme monétaire. Celui-là même qui est à l’origine de la crise…

 

Cette crise, pour l’instant, renforce les partisans du totalitarisme, c’est-à-dire, comme l’a si bien dit Ludwig Von Mises, le parti de ceux qui croient ou prétendent que les gouvernants sont plus sages et plus intelligents que leurs sujets.

Tout ce qui renforce ce totalitarisme, sur quelque plan que ce soit, en particulier au plan économique, financier et monétaire, accentue et prolonge la crise. Tout ce qui le réduirait permettrait de s’en sortir…

Au train où vont les choses, nous en avons certainement pour 1000 ans…

Citation du jour : « Lois restrictives de la concurrence : vous êtes funestes ou inefficaces. Vous ne pouvez être utiles » (Frédéric Bastiat).

 

 

 

 

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On n’a pas besoin de « bad banks », mais de bonnes banques…

Posted by alaindumait sur 27/03/2009

parachute-doreePour repartir d’un bon pied, en investissant à nouveau, les agents économiques doivent d’abord reconstituer des marges de manœuvre. Que ce soit les ménages, les entreprises ou l’Etat. Et c’est ce qu’ils font tous. Sauf l’Etat…

Il faudrait qu’il réduise ses dépenses et comble ses déficits. Il fait l’inverse.

Il faudrait qu’il encourage les entreprises nouvelles, les petites et les moyennes. Il préfère s’appuyer sur les grands groupes en fin de course. Pourtant, l’une des leçons de la crise, c’est que les grands groupes constituent, par leur seule taille, un risque grave pour les contribuables. 

Voyez les banques. En France, il y en a 450. Elles sont de plus en plus grosses et de moins en moins nombreuses. Ce qui est malsain. Une dizaine posent des problèmes, pour avoir accumuler des créances toxiques. 440 autres n’en posent aucun. Il fallait laisser tomber les premières, les laisser aller se déclarer en cessation des paiements (comme madame Michu, la boulangère du coin de la rue) et laisser les autres se répartir les éléments viables de leurs fonds de commerce. Ce qu’aurait fait n’importe quel administrateur judiciaire désigné par le Tribunal de commerce. 

On n’a pas besoin de « bad banks », mais de bonnes banques…

Cela eut été conforme à la morale et à l’orthodoxie de la vie des affaires. Mais évidemment contraire aux lois non écrites mais supérieures qui lient entre eux les membres de la nomenclature endogène…

Il faudrait encourager l’épargne, et non pas la décourager en la surtaxant. Et lui permettre de s’investir directement dans les PME. Plutôt que de compter sur les banques, dont ce n’est d’ailleurs pas le métier. 

Le bouclier fiscal – dispositif médiocre, mis en place faute de faire disparaître le funeste ISF – démontre qu’il est possible de freiner l’émigration pour cause de prélèvement fiscal excessif. On pourrait l’étendre. Y inclure non seulement les taxes locales de la résidence principale, mais aussi les autres. Revoir le plafond… Sinon, attention : le trajet Paris-Bruxelles en Thalys va passer de 1:22 à 1:12 … En tout cas surtaxer les hauts revenus sera peut être toujours aussi social, mais de moins en moins efficace.

Le gouvernement enregistre quand même une bonne nouvelle pour lui : le succès du nouveau statut de l’entrepreneur individuel. Ce qui démontre que la simplification est une autre recette de la prospérité. Il devrait annoncer un doublement des plafonds. Car ce sont les nouveaux entrepreneurs qui relèveront ce pays. Et non pas les banques pourries, avec à leur tête des banquiers pourris, qui s’accrochent leurs stocks options puants…

Citation du jour : »Vous ne pouvez donner de l’argent aux uns qu’en le prenant aux autres ! (Frédéric Bastiat) »

 

 

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L’Amérique ressort la planche à billets !

Posted by alaindumait sur 19/03/2009

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Le bref communiqué publié hier soir, heure de Paris, par la banque centrale américaine (http://www.federalreserve.gov/newsevents/press/monetary/20090318a.htm et, en français,   http://www.france24.com/fr/20090318-le-communique-reserve-federale ) marquera certainement un tournant important dans l’histoire de la crise économique que nous vivons.

En décidant de racheter sur le marché à hauteur de 300 milliards de $, des obligations à long terme (à 8 et 10 ans, semble-t-il) émises par le Trésor américain, la fed commence à monétiser la dette publique : elle ressort la planche à billets pour financer les plans de relance.

Selon les observateurs économiquement corrects il s’agit d’un message donné aux marchés, et en particulier aux Chinois : la fed emploiera tous les moyens conventionnels et non conventionnels pour relancer l’activité économique. Et, si les titres représentatifs de la dette américaine (qui actuellement explose littéralement), un jour, devaien t ne plus trouver preneurs, elle les prendrait elle-même directement en pension, créant autant de monnaie supplémentaire qu’il en faudrait pour ce faire…

Cette action, qui est aussi un message, a une autre conséquence : en réduisant la pression sur ces obligations à long terme, elle fait baisser les taux d’intérêt, et donc mécaniquement, elle fait monter les cours de ces obligations (car ceux-ci évoluent à l’inverse des taux. Quand les taux baissent, les cours montent). Autant de pris pour les portefeuilles institutionnels, qui en ont bien besoin.

Et, comme la BCE ne peut pas en faire autant (pour l’instant), ça fait monter l’euro… C’est bon pour les exportations américaines…

Cette initiative serait immédiatement inflationniste dans un autre contexte. Mais, avec des consommateurs qui se remettent à épargner, par précaution, pour l’instant, la crainte immédiate est plutôt du côté de la déflation.

 

Au delà de ces remarques plutôt banales, cette décision est une confirmation : à ce jour les autorités américaines (Gouvernement + Trésor + fed) pensent pouvoir restaurer la confiance et faire repartir l’économie avec les mêmes instruments que ceux qu’il ont toujours utilisés depuis un siècle, à savoir l’inondation monétaire et les manipulations financières, mis en oeuvre cette fois encore plus massivement qu’auparavant, et sans renoncer au statut exorbitant du dollar.

Est-ce que cette stratégie peut marcher ?

Pour un moment, peut-être.

Mais, au-delà, trop de dettes, trop de monnaie, provoqueront forcément une nouvelle bulle. Avec Warren Buffet, on peut annoncer que la prochaine bulle sera celle des obligations émises par l’Etat. Dès que les taux d’intérêt remonteront, les détenteurs de portefeuilles seront ruinés. En outre, toute reprise économique, même faible, s’accompagnerait du retour de l’inflation. Ce que certains économistes d’ailleurs souhaitent et prévoient…

Il faut, il faudra, revenir à quelques principes simples.

Les dettes doivent être remboursées, à leur valeur d’émission, en pouvoir d’achat. La morale l’exige.

Il faut les réduire et non pas les augmenter. La morale et l’efficacité économique le veulent.

Les banques centrales n’ont pas pour mission de créer de la fausse monnaie.

Le dollar n’a aucune raison d’être la monnaie mondiale de référence.

 

La liberté de créer et d’échanger doit s’appliquer aussi à la monnaie. Il n’y a aucune raison sérieuse pour continuer à interdire aux particuliers américains de détenir de l’or. Et, plus généralement, d’empêcher que l’or soit utilisé, si on le veut, comme une libre référence.

 

Pour votre épargne, pour transmettre à vos enfants, préféreriez-vous avoir des créances en dollars, eu euros ou en or ? Et de quel droit ne pourrait-on pas seulement choisir ?

Du droit le plus brutal qui soit, celui du plus fort.

Car qui, alors, ira financer les déficits publics ?…

Telle est  la signification ultime de la funeste décision de la fed : « les déficits publics seront financés quoi qu’il arrive. L’épargne du monde dut-elle y passer ! Et la prospérité aussi ! »

Citation du jour : « Le passé n’éclairant plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres» (Alexis de Tocqueville). 

 

 

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Responsabiliser les consommateurs, c’est bien. Responsabiliser l’Etat, ce serait encore mieux !

Posted by alaindumait sur 16/03/2009

artoff1394-238x2501Christine Lagarde veut responsabiliser les consommateurs qui empruntent pour acheter. Bravo ! Elle propose qu’une mention légale (« tout crédit doit être remboursé ») soit apposée sur tous les documents comportant une proposition de crédit. Super !

Elle a d’autant plus de mérite que, dans le même temps, plusieurs de ses collègues font le forcing pour inciter les particuliers – comme les entreprises d’ailleurs – à reprendre la route de l’endettement, au nom de la relance économique. Cette petite contradiction est son affaire…

Mais pourquoi se limiter au crédit à la consommation ? Pourquoi ne pas étendre ce sage précepte à toutes les formes de crédits ? A toutes les entreprises et même aux collectivités publiques ?

L’entreprise publique RFF, Réseau Ferré de France, doit 28 milliards d’euros, alors que la SNCF, dont elle est un démembrement, distribue une prime de 207 euros à ses salariés, au titre de ses pseudo bénéfices. C’est pas raisonnable !

La dette de l’ensemble des entreprises publiques dépasse 250 milliards d’euros. C’est pas raisonnable !

La dette de l’Etat a dépassé 1300 milliards d’euros. C’est pas raisonnable !

La dette au titre des retraites par répartition est de 800 milliards d’euros. C’est pas raisonnable !

Sans parler des dettes des autres Etats, comme les Etats-Unis : plus de 11 000 milliards de dollars (+ 39% au 3ème trimestre, dernières statistiques officielles publiées). C’est pas raisonnable !

Madame la ministre, vous devriez en parler avec vos collègues du monde entier. Voilà un beau sujet pour le prochain G20, à Londres le 2 avril ! D’autant que ce sont les pays les moins endettés qui affichent les meilleurs résultats, en particulier en matière d’emploi…

Pour info :

Taux de chômage moyen actuel de 7 pays développés à faible chômage (Autriche, Pays-bas, Danemark, Norvège, Suisse, Australie, Corée du Sud): 3,5 %.

Déficit budgétaire moyen prévu pour 2009 pour ces 7 pays: 0,6 % du PIB.

Taux de chômage moyen actuel de 6 pays à fort taux de chômage (Etats-Unis, Belgique, France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni): 9,4 %

Déficit budgétaire moyen prévu pour 2009 pour ces 6 pays: 7,1 % du PIB.

La citation du jour : « L’univers n’était pas absurde, il était seulement régi par la plus abominable bande de gredins qui eut jamais souillé le sol de la planète » (Albert Cossery)

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Christine Boutin : un ministre dramatique !

Posted by alaindumait sur 12/03/2009

bilan-sarkozy2On paye aujourd’hui les erreurs faites hier.

On cède à Munich, et on a la Seconde guerre mondiale.

On laisse s’emballer les subprime, et on a la crise économique actuelle ! (sur le sujet, lire le remarquable article d’Henri Lepage, dans la dernière livraison de « Politique Internationale », http://www.politiqueinternationale.com/revue/article.php?id_revue=122&id=779&content=synopsis)

Quelles seront les conséquences sur le long terme de la décision annoncée ce matin par le ministre Christine Boutin, à savoir « plus d’expulsions sans solution de remplacement » ? Nous ne le saurons que plus tard, mais elles seront forcément catastrophiques.

On me fera observé que les expulsions étaient déjà très réglementées et fort difficiles à mener à leur fin. Sur les 10 000 jugements prononcés chaque année, combien sont effectivement exécutés ? Mais justement : cette protection de fait était le principal obstacle au développement d’un marché locatif privé, animé par des bailleurs privés. L’interdiction absolue d’expulser sans reloger va accentuer une situation déjà mauvaise, non seulement pour les propriétaires, mais aussi pour les locataires, qui, du coup, ne trouvent pas à se loger.

On favorise les rentes. Ceux qui ont un bail vont s’y accrocher et même essayer de le transmettre (avec dessous de table…)

C’est un peu comme l’interdiction de licencier : la seule façon de s’en protéger est de ne pas embaucher…

La nouvelle disposition s’appliquera bien sûr aux squatters, qui d’ors et déjà bénéficient d’une immunité de fait. On va donc assister, immanquablement, à l’explosion des squats…

La mesure est aussi très incitative pour l’immigration clandestine.

Jusqu’à présent les immigrés clandestins avaient droit – tout hors-la-loi qu’ils sont – à la meilleure couverture sociale du monde, y compris l’accouchement à Paris dans un super-hopital comme Robert Debré, à l’éducation gratuite de leurs enfants (+ cantine gratuite à l’école), à une assistance sociale permanente… Maintenant ils savent qu’ils ne courent plus le risque de devoir quitter un logement, qu’ils payent ou non, sans être préalablement relogés.

C’est dramatique !

C’est pourtant une des leçons de la crise qui, au départ, est celle des subprime : quand on fait n’importe quoi, au nom d’une soi disante politique sociale (en fait anti-sociale, cf sur le sujet l’ouvrage d’Alain Mathieu < http://www.contribuables.org/la-vie-de-ca/ca-en-action/le-modele-anti-social-francais-2/>) on sème le vent. On récoltera la tempête !

Et la citation du jour : « À la base de toutes les doctrines totalitaires se trouve la croyance que les gouvernants sont plus sages et d’un esprit plus élevé que leurs sujets, qu’ils savent mieux qu’eux ce qui leur est profitable » (Ludwig Von Mises ».

 « Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo alaindumait ».

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Fortis + BNP-Paribas : les géants bancaires coûtent cher aux contribuables.

Posted by alaindumait sur 09/03/2009

crise-financiereJe n’arrive pas à me réjouir de la reprise de Fortis par BNP-Paribas.

Pour les actionnaires, ils ne sauront que bien plus tard si les onze milliards d’euros mis sur la table ont été bien investis, ou non.

Pour les citoyens contribuables, je ne vois que des inconvénients ;

D’abord, c’est un nouveau pas de franchi vers la constitution d’un géant européen. Et, ce que la crise nous a fait découvrir, avec le sauvetage généralisé de tous les géants bancaires, des deux cotés de l’Atlantique, c’est que plus les banques sont grosses et moins elles courent le risque d’être déclaré en faillite. Elles sont protégées. Comme des entreprises publiques. Elles sont donc à 100% à la charge des contribuables.

Le regroupement et la concentration sont de mauvaises réponses à la crise. On remarquera d’ailleurs que ce sont les plus grosses des 450 banques françaises qui ont pris le plus de risques, ont perdu le plus d’argent, et coûtent le plus cher aux contribuables… Je ne sais pas si « small is beautiful », mais ça nous coûte moins cher !…

C’est si vrai que la reprise de Fortis a été négociée avec l’Etat belge, actionnaire direct de Fortis, non seulement par la direction générale de BNP-Paribas, mais aussi par les gnomes de la Direction du Trésor du ministère français des finances.

BNP-Paribas est devenu un  établissement appartenant à une catégorie juridique mal identifiée : privé pour le capital, et public pour ce qui est des décisions, les hauts dirigeants, tous anciens hauts fonctionnaires, étant les seuls à s’y retrouver…

Les commentateurs ne s’y trompent pas qui, désormais, parlent du « service public » de la banque, ou de « délégation de service public ».

On est bien obligé de constater que l’évolution qui s’opère sous nos yeux a sa logique. Les pouvoirs publics se sont d’abord emparé du pouvoir d’émettre la monnaie, en s’affranchissant de toute référence métallique. Les banques étaient devenues, dès lors, leurs clients obligés. Elles viennent d’être absorbées dans un système tout entier public, quasiment nationalisé.

Un certain nombre de libéraux acceptent cette nouvelle situation. Alain Madelin parle par exemple du caractère de « bien public » de la monnaie…

Mais d’autres s’en inquiètent. Car pourquoi les hommes de la sphère publique, hauts fonctionnaires et hommes politiques, sauraient-ils gérer convenablement cette marchandise, alors qu’ils ont fait la preuve qu’ils étaient incapables de gérer correctement toutes les autres ?

Et pourquoi la monnaie et les taux d’intérêt ne seraient-ils pas librement choisis et négociés sur le marché, sans l’intervention, toujours intempestive et funeste, des politiciens ?

La citation du jour : « Vous ne pouvez pas aider les pauvres en ruinant les riches » (Lincoln).

 

 

 

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Le sort de la Guadeloupe nous pend au nez !

Posted by alaindumait sur 07/03/2009

 

filon-absent

Consacrant, sur ce blog, l’essentiel de mes réflexions à la crise économique mondiale, je n’avais pas l’intention de commenter les événements de la Guadeloupe, jusqu’au moment où j’ai lu « dans le texte » (<http://www.lesechos.fr/medias/2009/0302//300333554.pdf>) « l’accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe ».

Celui ci est dénommé « accord Jacques Bino », du nom de ce militant communiste de 45 ans, abattu à un barrage par un voyou, obéissant aux consignes du LKP, dont l’animateur porte-parole, Elie Domota, est aussi le secrétaire général de l’UGTG, syndicat gauchiste et indépendantiste… Ca commence bien !

On connaît le contenu de l’accord : 200€ de plus par mois pour tous les salariés dont le salaire horaire de base est égal ou inférieur à 1,4 fois le SMIC. (+6% entre 1,4 et 1,6 fois le Smic ; +3% au delà de 1,6 fois le SMIC)

On sait que L’Etat en paye la moitié pendant 36 mois, par l’intermédiaire d’un dispositif qu’il invente, « dénommé « Revenu supplémentaire temporaire d’activité », qui anticipe sur le RSA, qui ne sera en place qu’au 1er janvier 2011.

Les collectivités (c’est à dire la région et le département, qui se superposent là-bas depuis 2003 (ce qui permet de multiplier les mandats d’élus locaux et les indemnités qui vont avec…) prenant en charge 50€ pendant 12 mois, pour les entreprises de moins de 100 salariés.

On a compris que « l’accord » a été signé par des organisations d’employeurs qui avaient le revolver sur la tempe, et accepté après coup par le Medef, qui ne pouvait pas faire autrement. Et on a vu que, sans attendre, les entreprises qui refuseraient de l’appliquer seraient l’objet de représailles de la part de la branche armée de l’UKP…

Mais le plus invraisemblable est le texte du préambule de cet « accord », façon Déclaration de 1789 : « considérant que la situation actuelle résulte de la pérennisation du modèle de l’économie de plantation ; considérant que cette économie s’appuie sur des rentes de situation de monopole, des abus de position dominante… ; considérant la nécessité de faire tomber ces obstacles en instaurant un ordre économique nouveau… »

Et ce texte aux accents révolutionnaires a été signé « en présence » d’un préfet de la République et de quatre hauts fonctionnaires, directeurs du travail. On croit rêver ! On se demande si ces personnages ne pourraient pas relever d’une Haute Cour, pour collusion avec des insurgés armés et preneurs d’otages…

En attendant la Martinique est à feu et à sang. La Réunion suit le mouvement. Comme en Guadeloupe, le désordre est orchestré par des syndicalistes fonctionnaires qui ne courent aucun risque, en tout cas pas de leur employeur. Et déjà, en Métropole, des mouvements identiques apparaissent – selon les rapports des préfets – sur la base de la même réclamation d’une augmentation de 200€ par mois.

Je dois dire qu’à partir du moment où ce gouvernement a décidé d’accorder une « prime d’intéressement » (sic) aux preneurs d’otages de la SNCF, il n’y a aucune raison pour que tout un chacun  n’en demande pas autant…

On me dira : « y avait-il une alternative à cette capitulation en rase campagne ? »

Peut-être que non… Car c’est la suite logique des épisodes précédents… Et depuis longtemps… Là-bas, comme ici, d’ailleurs.

On peut toujours déplorer les excès de la redistribution et de l’assistanat. Mais c’est évidemment la redistribution et l’assistanat eux-mêmes qu’il faut dénoncer.

Ils sont contraires à la morale et à la dignité humaine.

Comme il est écrit dans la bible « qui sème le vent récolte la tempête »…

Et Saint Paul affirmait déjà : « celui qui ne travaille pas, qu’il ne mange pas ! »

La compassion (et la soi disante « aide sociale ») ne devrait relever que de la libre philanthropie.

Ce n’est pas le 26 février 2009, à Pointe-à-Pitre, qu’il eut fallu être plus ferme. C’est bien avant ! Et pas seulement en Guadeloupe, mais en France métropolitaine même.

L’Etat providence nous perdra. Seule sa faillite nous sauvera…


La citation du jour : « Les individus sont sortis de l’état sauvage, les nations y sont restées ». Alexandre Vinet. 

 

 

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